Dans le rapport annuel 2011 qui vient de paraître, le directeur général, M. Pierre Graveline, écrit :
« En définitive, nous pouvons affirmer que notre fondation a commencé à recueillir en 2011 les fruits de la réorientation menée à bien au cours des dernières années. À ma connaissance, jamais de toute son histoire la Fondation Lionel-Groulx n’a-t-elle été aussi présente sur la place publique qu’en cette année 2011 que nous venons de vivre : présente dans les médias, à l’Assemblée nationale et dans les universités suite à la parution de notre recherche sur la place de l’histoire du Québec dans l’enseignement et la recherche universitaires, présente à la Grande Bibliothèque et à la télévision grâce à notre série de conférences Dix journées qui ont fait le Québec, présente sur Internet et dans les réseaux sociaux grâce à notre portail et à nos diverses activités et publications.
Malgré nos ressources limitées, nous pouvons, je crois, nous réjouir que notre fondation soit en voie d’être reconnue comme une référence incontournable dans le domaine que nous avons choisi pour principal cheval de bataille : la promotion de l’histoire nationale du Québec.
Ce succès dans l’accomplissement de notre mission est attribuable à la générosité de nombreuses personnes – membres du conseil d’administration, membres du comité des historiens, membres associés, employés et collaborateurs –, à plusieurs sociétés, institutions et associations partenaires – Banque nationale, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fondation J.-A. DeSève, Fondation du Prêt d’honneur, Optimum, VOX, Centrale des syndicats du Québec – et à un président hors pair, monsieur Claude Béland. Vous me permettrez, en conclusion de ce rapport annuel, de souligner leur inestimable engagement. »
Pour prendre connaissance du rapport annuel 2011, cliquer sur l’icône suivante :
À l’occasion de la Journée nationale des patriotes, la chef de l’opposition officielle et députée de Charlevoix, Pauline Marois, s’engage à renforcer l’enseignement et la recherche de l’histoire à tous les niveaux, de l’école primaire à l’université, en privilégiant la connaissance de l’histoire nationale du Québec et de ses institutions.
C’est l’engagement qu’elle a pris aujourd’hui alors qu’elle participait à différentes activités organisées dans le cadre de la Journée nationale des patriotes.
« Les raisons pour lesquelles nous nous réunissons à cette date, année après année, c’est pour nous rappeler des luttes qui ont été menées avant nous. Nous devons nous souvenir pour apprendre. Il nous faut dire et redire que si les Patriotes se sont battus, il y a 175 ans, c’est pour la liberté, pour nous garantir la liberté de nous exprimer et de décider pour nous-mêmes », a déclaré Pauline Marois.
« Les 92 résolutions rédigées en 1834 par Louis-Joseph Papineau sont justement une page de notre histoire qui devrait être davantage enseignée. Elles résument les griefs que les francophones du Bas-Canada entretenaient à l’endroit des autorités britanniques. Elles exigeaient plusieurs réformes, dont les plus importantes étaient l’élection du Conseil législatif, la responsabilité ministérielle, la protection de la langue et du droit français, la présence d’un plus grand nombre de Canadiens dans l’administration publique et le contrôle du budget par l’Assemblée », a-t-elle rappelé.
« Nous avons le devoir de connaître notre histoire pour mieux entrevoir notre avenir. Ces connaissances doivent être transmises à notre jeunesse le plus tôt possible. Enseigner l’histoire à tous les niveaux scolaires est un engagement qui me tient particulièrement à cœur », a conclu Pauline Marois.
Source : http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Mai2012/21/c9272.html
L’enseignement de l’histoire en général, de l’histoire culturelle, économique et sociale bien sûr, mais aussi et tout autant de l’histoire politique, est une condition incontournable de la vitalité démocratique d’une nation. Sans connaissance adéquate de notre histoire nationale, de notre héritage collectif, comment les jeunes générations de Québécoises et de Québécois peuvent-elles exercer, en toute connaissance de cause, leurs droits et devoirs de citoyens ? Comment les enfants des nouveaux arrivants peuvent-ils s’intégrer, pleinement, à leur société d’accueil ?
Depuis 2009, la Coalition pour l’histoire, regroupant de nombreuses associations, fait la promotion de l’enseignement de l’histoire à tous les ordres d’enseignement. Des études récentes, rendues publiques par cette coalition, révèlent que l’enseignement de l’histoire, particulièrement de l’histoire du Québec, du Canada et du fait français en Amérique, souffre indéniablement de graves lacunes : insuffisance de la formation des futurs professeurs d’histoire et effacement de la question nationale, des événements majeurs et des figures marquantes de notre histoire dans les programmes d’études au niveau secondaire, quasi disparition de l’offre de cours en histoire du Québec au niveau collégial (moins de 5 % des étudiants suivent un cours d’histoire du Québec), histoire politique du Québec de plus en plus négligée dans l’enseignement et la recherche universitaires.
Le 15 février dernier, une pétition signée par plus de 6 300 de nos concitoyens inquiets a été déposée à l’Assemblée nationale du Québec, lui demandant de corriger la situation. Or, le gouvernement fait malheureusement la sourde oreille et la Commission de la culture et de l’éducation refuse de se pencher sur la question.
Aussi lançons-nous aujourd’hui un appel citoyen aux députés de l’Assemblée nationale du Québec – tous partis confondus, car la nécessité d’un enseignement de l’histoire de qualité doit transcender toute partisannerie – pour qu’ils s’engagent à adopter d’urgence les mesures nécessaires à un meilleur enseignement de l’histoire du Québec dans notre réseau scolaire, notamment : l’accroissement de la formation disciplinaire en histoire pour les futurs enseignants, la restauration des faits marquants de l’histoire politique du Québec et du Canada dans l’enseignement secondaire, l’instauration d’un cours obligatoire d’histoire du Québec pour tous les étudiants des cégeps, la création de chaires du Québec en histoire nationale dans les universités et l’établissement, à l’Institut national de recherche scientifique, d’un axe de recherche dans ce même domaine.
L’histoire du Québec, nous l’affirmons sans hésitation, est à bien des égards une histoire remarquable qui mérite d’être racontée aux jeunes générations et à toutes les personnes qui viennent d’ailleurs pour s’inscrire dans cette histoire. Il est plus que temps d’agir pour revaloriser son enseignement !
Ont signé cet appel :
Marie-France Bazzo, animatrice, Jacques Beauchemin, sociologue, Yves Beauchemin, écrivain, Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Éric Bédard, historien, Raymond Bédard, président de la Société des professeurs d’histoire du Québec, Claude Béland, président de la Fondation Lionel-Groulx, Gaston Bergeron, président de la Fondation du Prêt d’Honneur, Lucien Bouchard, Premier ministre (1996-2001), Les Cowboys Fringants (Jérôme Dupras, musicien, Marie-Annick Lépine, musicienne, Jean-François Pauzé, musicien et Karl Tremblay, chanteur), Robert Comeau, historien et porte-parole de la Coalition pour l’histoire, Fernand Daoust, secrétaire général et président de la FTQ (1969-1993), Myriam D’Arcy, chercheure en histoire, Rock Demers, producteur de films, René Derouin, artiste multidisciplinaire, Richard Desjardins, auteur, compositeur, interprète et documentariste, Jean-Charles Déziel, président de la Société historique de Montréal, Louis Duclos, député à la Chambre des communes (1974-1984), Vincent Duhaime, président de l’Association des professeures et professeurs d’histoire des collèges du Québec, Joseph Facal, professeur à HEC Montréal, Philippe Falardeau, cinéaste, Denise Filiatrault, directrice artistique du Théâtre du Rideau Vert, Jean-Claude Germain, écrivain et dramaturge, Louis Gill, économiste, André Gladu, cinéaste, Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx, Micheline Lachance, journaliste et romancière, Jacques Lacoursière, historien, Jean-Paul L’Allier, maire de Québec (1989-2005), Laurent Lamontagne, professeur d’histoire, Bernard Landry, Premier ministre (2001-2003), Gilles Laporte, historien, Josiane Lavallée, historienne, Elsie Lefebvre, conseillère municipale de Villeray, Josée Legault, politologue et auteure, Normand Lester, auteur, journaliste et chroniqueur, Jean-François Lisée, journaliste et essayiste, Ianik Marcil, économiste, Alexis Martin, dramaturge, Marcel Masse, président de la Société Héritage de Champlain, Denis Monière, président de la Ligue d’action nationale, Jacques Parizeau, Premier ministre (1994-1995), Pierre-Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor, Hélène Pelletier-Baillargeon, journaliste et essayiste, Yann Perreau, auteur-compositeur-interprète, Gilles Proulx, animateur, Denise Robert, présidente et productrice chez Cinémaginaire, Émile Robichaud, directeur de l’Institut Marie-Guyart, Julie Snyder, animatrice et productrice, Chantale Trottier, présidente du Mouvement national des Québécoises et des Québécois, Denis Trudel, comédien.
Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) est fier de dévoiler la programmation des activités de la Journée nationale des patriotes qui se tiendront partout au Québec au cours des prochains jours. Lundi 21 mai prochain, le Québec célèbrera le 10e anniversaire de la Journée nationale des patriotes sous le thème « En avant ! Patriotes depuis 1837 » qui souligne l’apport des patriotes québécois de toutes les époques.
Plus d’une quarantaine d’activités sont proposées au public par divers groupes qui permettront d’en apprendre davantage sur cette période charnière de notre histoire nationale et sur l’importance de participer à la vie démocratique. On célèbrera les patriotes dans toutes les régions du Québec par le biais d’activités festives, commémoratives et éducatives. La population est invitée à consulter la programmation complète qui se trouve en ligne à http://www.journeedespatriotes.qc.ca/index.shtml et dans les pages du Fleurdelisé, journal officiel du MNQ, qui sera disponible dans l’édition du 19 mai du Devoir.
La présidente du MNQ, madame Chantale Trottier, s’est dit très fière que le MNQ coordonne encore cette année les principales activités de la Journée nationale des patriotes : « Le Mouvement national des Québécois est fier de s’associer à une journée de commémoration qui est celle de tous les Québécois et qui représente bien la charge universelle de notre expérience historique. Car y a-t-il quelque chose de plus universel qu’un peuple qui lutte pour son existence, pour conserver son identité, en honorant l’idéal de la liberté démocratique ? ».
Le MNQ et ses sociétés affiliées sont heureux de pouvoir compter sur l’appui de prestigieux partenaires qui rendent possible la tenue des activités partout au Québec tel que la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fondation Lionel-Groulx, Le Devoir, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), la Centrale des syndicats (CSQ), la Fédération autonome des enseignants (FAE), la Société des professeurs d’histoire du Québec (SPHQ) et l’Association des professeurs d’histoire des collèges du Québec.
La Journée nationale des patriotes a été proclamée par le gouvernement du Québec, en novembre 2002, pour que le lundi précédant le 25 mai souligne désormais « la lutte des Patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance nationale de notre peuple, pour sa liberté politique et pour l’obtention d’un système de gouvernement démocratique. »
Fondé en 1947, le Mouvement national des Québécoises et Québécois regroupe aujourd’hui dix-huit Sociétés nationales et Sociétés Saint-Jean-Baptiste réparties sur tout le territoire du Québec et compte, au total, quelque 110 000 membres. Il a pour mission de défendre et promouvoir l’identité québécoise, la langue, l’histoire, la culture et le patrimoine.
Intitulée « Le 3 juillet 1608 — La fondation de Québec : les Français s’installent en Amérique du Nord » et présentée le 13 octobre 2011 à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque, la conférence de Jacques Lacoursière est maintenant accessible pour écoute sur notre portail.
Rappelons que cette conférence était la première de la série Dix journées qui ont fait le Québec réalisée par la Fondation Lionel-Groulx en collaboration avec BAnQ et VOX.
Rappelons également que la captation télévisuelle de cette conférence a été réalisée par l’équipe de VOX et diffusée sur les ondes de VOX les 13, 14 et 19 novembre 2011. Elle peut toujours être écoutée via le service Illico de Vidéotron.
Hier avait lieu à la Fondation Lionel-Groulx le lancement du livre Portraits de Patriotes 1837-1838. Œuvres de Jean-Joseph Girouard réalisé par l’historien Jonathan Lemire et publié chez VLB éditeur. Plusieurs invités étaient présents dont M. Claude Béland, président du conseil de la Fondation, M. Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec, M. Daniel Paillé, chef du Bloc Québécois et M. Pierre-Karl Péladeau, président de Quebecor.
L’album, magnifique ouvrage de référence, rassemble une centaine de portraits de Patriotes croqués sur le vif en 1838, derrière les barreaux de la prison du Pied-du-Courant, par le notaire Jean-Joseph Girouard, député du comté des Deux-Montagnes, qui y était incarcéré pour sa participation à l’insurrection. Chaque portrait est accompagné d’une biographie.
Rappelons que la Fondation Lionel-Groulx est un partenaires majeur du Mouvement national des Québécoises et des Québécois dans la promotion de la Journée nationale des patriotes qui se tient chaque année le lundi qui précède le 25 mai. Pour plus d’information sur cette Journée, cliquez sur la bannière suivante :
La Fondation Lionel-Groulx vous invite à consulter la nouvelle section de son portail Internet qui présente la composition de tous les conseil d’administration de la Fondation depuis 1956.
Les pages de cette nouvelle section suivent le modèle de la page du conseil d’administration actuel qui comprend pour chaque membre une notice biographique et lorsque possible une photo. Pour accéder à la section :
Huit maisons d’édition ont soumis cette année 13 essais au prix Jean-Éthier-Blais de critique littéraire. Il s’agit de :
Éditions du Boréal
Éditions du Noroît
Éditions Hurtubise
Groupe Ville-Marie littérature
Guérin éditeur
Presses de l’Université de Montréal
Presses de l’Université du Québec
Presses de l’Université Laval
Le jury du prix composé de Catherine Leclerc, professeure au département de langue et littérature françaises de l’Université McGill et de Jean-François Bourgeault, professeur de littérature au collège Saint-Laurent, et présidé par Gilles Dupuis, professeur au département des littératures de langue française de l’Université de Montréal, est maintenant au travail. Son choix sera connu en octobre prochain.