1ère rencontre : Les Filles du Roy (1663-1673)

Date : 20 septembre 2016 à 19 h 00

Invitée : Danielle Pinsonneault de la Société d’histoire des Filles du Roy

Animateur : Éric Bédard, historien

Lieu : Auditorium de la Grande Bibliothèque

Titre de la rencontre : Les Filles du Roy (1663-1673)

Résumé de la rencontre :

Elles ont bravé la grande mer et sont venues à la demande du roi Louis XIV. Elles ont tenu parole : elles se sont mariées, se sont courageusement installées sur des « terres en bois d’boutte » et ont fondé un nouveau monde.

Source : Bibliothèque et archives Canada.

En onze ans, elles ont été 764 femmes à traverser l’Atlantique, soit la moitié de toutes les femmes qui se sont installées en Nouvelle-France durant le régime français. Elles se sont acclimatées, ont adapté leur manière de s’alimenter et de s’habiller, ont appris à pêcher et à connaître les plantes médicinales d’ici pour soigner leur famille. Il le fallait bien en l’absence de médecins et de sages-femmes. En somme, elles ont « enfanté à cœur de vie » et ont trimé dur. Les Filles du Roy nous ont légué un héritage inestimable : langue, culture, valeurs, coutumes et savoir-faire.

Texte de l’invitée :

Depuis la fondation de Québec en 1608, il faut bien admettre que la volonté de la France de défricher et de peupler la nouvelle colonie est passée bien après celle d’évangéliser et de faire du commerce. En dépit de la faible progression de la population, après 1608 la natalité a quand même été de plus 1000 naissances jusqu’en 1663. Mais cette fécondité n’a pu remplacer à elle seule l’envoi d’un nombre important d’immigrants. D’autant plus que si la France est alors le pays d’Europe occidentale le plus peuplé, les autorités redoutent son dépeuplement et la Nouvelle-France n’est encore qu’un comptoir de fourrures !

Depuis la venue de Louis Hébert, avec sa femme et ses trois enfants en 1617, la quasi totalité des personnes recrutées pour la colonie sont des hommes. On avait besoin de maçons, de menuisiers, de charpentiers, de cordonniers, de boulangers, de défricheurs, de navigateurs et de matelots, etc. Parfois, certains faisaient venir la famille quand leur situation était devenue plus stable.

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Aperçu de la rencontre :

Notes biographiques :

Enseignante de formation, Danielle Pinsonneault a travaillé pendant 12 ans à East-Angus, dans le Grand Nord québécois, puis sur la Côte-Nord, avant de devenir conseillère à la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ) de 1979 à 2006. Retraitée, elle s’est plongée à corps perdu dans l’histoire pour garder vivante la mémoire des Filles du Roy. En 2008, elle a participé à un colloque qui leur a été consacré. En 2010, elle a œuvré à la fondation de la Société d’histoire des Filles du Roy. En 2013, elle a participé à l’organisation du 350e anniversaire de l’arrivée de la première cohorte de Filles à marier devant Québec, tant pour le recrutement, la formation, la mise en réseau des sociétés d’histoire des régions où celles-ci se sont installées. Elle a aussi organisé le voyage sur les traces de nos ancêtres en France, ainsi qu’un périple de Tadoussac à Montréal. Sa mission : faire connaître et aimer les Filles du Roy !

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