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2e conférence : La fondation de Montréal

Date : 10 novembre 2011 à 19 h 30

Conférencier : Jean-Claude Germain, écrivain et dramaturge

Titre de la conférence : Le 17 mai 1642 — La fondation de Montréal : une histoire de femmes et de coureurs des bois

Résumé de la conférence :

La fondation de Ville-Marie est née de la lecture enthousiaste d’un best-seller de l’époque, Les Relations des Jésuites. Le choix de l’emplacement a été établi à partir d’un point sur une carte. La mise sur pied du projet est le fruit d’un mariage blanc entre une fièvre dévote et une société secrète. Le maître d’œuvre de l’établissement est une femme, Jeanne Mance, une leveuse de fonds née, qui peut compter sur une talle fortunée de veuves influentes. Bref, une chimère utopique dont un brave homme, Paul de Maisonneuve, prend le commandement.

La rencontre du rêve avec la réalité géopolitique de la Nouvelle-France est un choc brutal. Les Montréalistes se trouvent rapidement plongés dans une guerre amérindienne, dont ils ne sont pas l’enjeu principal, mais les victimes collatérales. Par la force des choses, Montréal devient la première ville nord-américaine, ouverte sur l’intérieur du continent, commerçante, libertine et internationale.

Enregistrement de la conférence :

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Texte de la conférence :

Lorsqu’on invoque le passé, proche ou lointain, c’est une erreur de perspective de croire que les ancêtres sont les anciens et que nous, nous sommes les jeunots. C’est même le contraire qui est juste. Par rapport à eux, nous sommes les vieux et par rapport à nous, ils sont notre jeunesse. Ne sommes-nous pas la somme et la mémoire de ce qu’ils ont été ?

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Notes biographiques :

Jean-Claude Germain est écrivain, dramaturge, metteur en scène, directeur artistique, acteur, conférencier, journaliste, chroniqueur et raconteur. Il a écrit et mis en scène une trentaine de pièces dont Les hauts et les bas d’la vie d’une diva (1974), Un pays dont la devise est je m’oublie (1976) et Le miroir aux tartuffes (1998). Il a été directeur général et artistique du Théâtre d’aujourd’hui (1972-82), vice-président du Conseil des arts et des lettres du Québec (1993-97) et président d’honneur du Salon du livre de Montréal (1990-98). Il a été récipiendaire du prix Victor-Morin (1977), du prix Gascon-Thomas (1994) et du prix Fleury-Mesplet (2001). Il a raconté Le Feuilleton de Montréal (1642-1992) dans le cadre d’une chronique quotidienne à CBF Bonjour (1991-92).

Ses derniers livres s’intitulent : Rue Fabre, centre de l’univers, Historiettes de mon jeune âge, HMH (2007), Le cœur rouge de la bohème, Historiettes de ma première jeunesse, HMH (2008), Nous étions le nouveau monde, Le Feuilleton des origines, HMH (2009) et La femme nue habillait la nuit, Nouvelles historiettes de la bohème, Hurtubise (2010).

« Un peuple ne se sépare pas de son passé, pas plus qu’un fleuve ne se sépare de sa source, la sève d’un arbre, de son terroir. »
Lionel Groulx, 29 juin 1937.
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