3e rencontre : Robertine Barry (1863-1910)

Date : 5 novembre 2019 à 19 h

Invitée : Sophie Doucet, historienne

Animateur : Éric Bédard, historien

Lieu : Auditorium de la Grande Bibliothèque

Titre de la rencontre : Robertine Barry (1863-1910)

Résumé de la rencontre : Femme de lettre et de culture, promotrice d’une meilleure éducation pour les filles, Robertine Barry a laissé sa marque sur le Québec du tournant du XXe siècle.

Photo de Query Frères tirée d’un livre conservé à la Coll. nationale de BAnQ.

Chroniqueuse et courriériste du cœur au journal La Patrie, elle est l’auteure en 1895 d’un recueil de contes ruraux, Fleurs champêtres, qui crée un petit scandale, accusé de ne pas accorder assez d’attention à la religion. Robertine Barry reçoit dans son salon de la rue Saint-Denis les artistes et intellectuels libéraux de son temps, parmi lesquels le jeune poète Émile Nelligan, qui deviendra son protégé. Elle s’engage dans une multitude de causes pour l’amélioration des conditions de vie des enfants, des vieillards et des femmes, qui la révoltent en cette époque industrielle remplie d’injustices. Son grand rêve ? Voir des femmes devenir professeures d’université. Elle mourra en 1910 avant d’avoir pu le voir se réaliser.


Texte de l’invitée :

À Montréal, en 1905, tout le monde connaît Robertine Barry, alias Françoise, la journaliste canadienne-française. Elle a été la première femme embauchée dans un quotidien, à La Patrie, en 1891, où elle a chroniqué pendant neuf ans sur toutes sortes de sujet, de la religion à l’éducation, tout en tenant la page féminine. Puis, elle a fondé en 1902 Le Journal de Françoise, un magazine destiné en particulier, mais pas uniquement, aux femmes, qui a pour but de les instruire et de les divertir, elles qui ne peuvent aller à l’université ni exercer de profession. À quarante-deux ans, elle estime faire le plus utile (et le plus beau) métier du monde, mais elle est épuisée par sa lourde tâche et éprouvée par les critiques qu’elle suscite en tant que célibataire libre-penseuse dans le Montréal très conservateur de l’époque, où l’idéal de la respectabilité féminine est d’être une épouse et une mère dévouée.

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Aperçu de la rencontre :

Notes biographiques : Sophie Doucet est docteure en histoire de l’Université du Québec à Montréal et postdoctorante à l’Université Concordia. Ses recherches portent sur l’histoire des femmes, des familles et des émotions. Sa thèse s’est penchée sur le paysage émotionnel de la bourgeoise montréalaise Marie-Louise Globensky (1849-1919) alors que son mémoire de maîtrise s’intéressait à l’idéologie de la pionnière du journalisme féminin Joséphine Marchand (1861-1925). Sophie Doucet a remporté le prix Hilda-Neatby du Comité canadien d’histoire des femmes de la Société historique du Canada en 2018 pour le meilleur article en langue française. Avant de revenir à l’Université pour faire une thèse de doctorat, elle a travaillé pendant près de 10 ans comme journaliste pigiste, notamment en Chine.

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