La Fondation Lionel-Groulx

  • L’histoire nationale négligée ! L’histoire du Québec n’a pas assez de place dans l’enseignement et la recherche universitaires

    Le président de la Fondation Lionel-Groulx, M. Claude Béland, a tenu une conférence de presse aujourd’hui en présence de M. Éric Bédard, chercheur, historien et professeur à la Télé-Université, M. Robert Comeau, historien et porte-parole de la Coalition pour l’histoire, Mme Myriam D’Arcy, chercheure et candidate à la maîtrise en histoire à l’Université du Québec à Montréal et M. Pierre Graveline, directeur de la Fondation Lionel-Groulx.

    Conférence de presse du 3 oct. 2011
    De gauche à droite : Myriam D’Arcy, Éric Bédard, Claude Béland, Robert Comeau et Pierre Graveline.

    Tenue dans les locaux de la Fondation Lionel-Groulx, cette conférence révélait les résultats d’une étude sur la place que l’histoire nationale du Québec occupe dans le réseau universitaire québécois. Cette étude a été menée par M. Éric Bédard en collaboration avec Mme Myriam D’Arcy.

    « Dans l’offre de cours d’histoire aussi bien que dans la formation des maîtres et dans la recherche, les universités québécoises n’assument pas pleinement leur responsabilité à l’égard de notre histoire nationale, » déclare M. Claude Béland.

    - Télécharger l’étude au format PDF.

    Résumé de l’étude

    Les futurs enseignants qui donneront le cours « Histoire et éducation à la citoyenneté » de secondaire 3 et 4 reçoivent une formation nettement insuffisante sur le Québec. Le diplômé en enseignement secondaire de l’UQAM aura reçu quatre cours en histoire du Québec ; celui de l’Université de Laval, trois ; celui de l’Université de Sherbrooke, deux ; celui de l’Université de Montréal, de trois à sept. Les programmes de baccalauréat en enseignement secondaire instaurés en 1994, axés davantage sur la pédagogie et la didactique, contreviennent à l’esprit du rapport Parent.

    « L’offre de cours des départements d’histoire québécois néglige les grands événements de notre histoire nationale. Par exemple, nos départements francophones ne disposent d’aucun spécialiste de la guerre de la Conquête, des Rébellions de 1837 ou de l’histoire constitutionnelle du Québec, » déclare M. Bédard.

    Le financement fédéral de la recherche en histoire, rendu possible grâce au Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH) ou au Programme des chaires du Canada, n’incite guère les chercheurs québécois à consacrer leurs recherches à l’histoire politique et nationale du Québec. Les thèmes de recherche sur lesquels travaillent actuellement les historiens universitaires spécialisés sur le Québec montrent un intérêt marqué pour l’histoire sociale et culturelle. Sauf l’UQAM, aucun département québécois
    n’offre de cours spécifiques sur la guerre de Sept ans, les conscriptions ou la Révolution tranquille. Même l’offre de cours du Département d’histoire de l’UQAM a fait récemment l’objet d’une importante refonte au profit de l’histoire sociale.

    Selon les chiffres obtenus, 575 mémoires de maitrise et 141 thèses de doctorat en histoire ont été produits depuis 1995 dans les départements francophones. « Après avoir analysé les titres de ces recherches, on peut affirmer que 22 % des mémoires et des thèses d’histoires réalisés depuis 1995 portaient sur un personnage ou un évènement marquant de notre histoire nationale. Si l’on donne à l’histoire nationale un sens large, qui englobe les grands évènements et personnages, mais ne s’y réduit pas,
    on constate que 35 % des mémoires et 33 % des thèses traitaient de la question nationale, » conclut M. Bédard. Ces chiffres montrent l’inadéquation entre l’intérêt soutenu des étudiants pour notre histoire nationale et l’expertise professorale à leur disposition.

    Recommandations

    Pour remédier à la situation, la Coalition pour l’histoire dont fait partie la Fondation Lionel-Groulx recommande notamment « que le programme de formation pour le futur enseignant du secondaire soit sérieusement rehaussé au niveau disciplinaire, » affirme M. Robert Comeau, porte-parole de la Coalition.

    Autres recommandations :

    • Le retour du certificat d’un an consacré à la pédagogie et aux stages de
      formation dans les écoles.
    • Pour être accepté au certificat en pédagogie, le futur enseignant en histoire au secondaire devra :
      • avoir réussi au moins 20 cours en histoire à l’université (60 crédits)
      • dont au moins 10 cours en histoire du Québec et/ou Canada consacrés à la question nationale et/ou constitutionnelle à l’université (6 crédits).
    • Que les personnes qui enseignent l’histoire au collégial disposent minimalement d’une maitrise dans cette discipline.
    • Que les personnes qui enseignent les cours d’histoire du Québec et/ou Canada au collégial disposent d’une maitrise spécialisée en histoire du Québec et/ou du Canada.
    • Fonder un cinquième centre à l’institut national de recherche scientifique, l’INRS, qui serait exclusivement consacré à l’histoire politique du phénomène national du Québec.
    • En plus d’assurer ses missions d’enseignement et de recherche, le nouveau centre pourrait coordonner l’octroi de chaires de recherche sur le Québec dans les universités québécoises.
    Communiqué de presse du 3 octobre 2011 (PDF)
  • La Fondation Lionel-Groulx soutient le Bulletin d’histoire politique

    JPEGDepuis 20 ans maintenant, le Bulletin d’histoire politique, publié trois fois l’an par l’Association québécoise d’histoire politique, se consacre à l’étude et, de ce fait, à la promotion de notre histoire nationale. Afin d’appuyer la mission de cette revue qui joue un rôle essentiel dans le débat des idées au Québec, la Fondation Lionel-Groulx a décidé de lui accorder une contribution de 1 500 $. La Fondation invite par ailleurs ses membres et toutes les personnes qui ont à cœur l’histoire de notre nation à s’abonner à cette publication.

    Pour plus d’information sur la revue : www.bulletinhistoirepolitique.org

  • Lancement de La liberté du Québec

    JPEGLe 26 septembre 2011 avait lieu à la Fondation Lionel-Groulx, en présence d’une soixantaine d’invités dont M. Jacques Parizeau, ancien premier ministre du Québec, Mme Lisette Lapointe, députée de Crémazie, et M. Claude Béland, président du conseil d’administration de la Fondation, le lancement du livre La liberté du Québec.

    Rédigé par M. Pierre Graveline, directeur général de la Fondation, cet essai porte sur le projet d’indépendance politique du Québec.

    Il est publié par le Groupe Fides et est disponible en librairie.

    Pour plus d’information sur le livre :

  • Dix journées qui ont fait le Québec : Une série de conférences à ne pas manquer !

    La Fondation Lionel-Groulx, en collaboration avec BAnQ et VOX, présente Dix journées qui ont fait le Québec, une série de grandes conférences sur l’histoire du Québec.

    Cette série retrace les grands moments de notre histoire en dix dates-clé qui ont marqué le destin de notre peuple. Dans la vie des nations comme dans celle des individus, il y a des journées pas comme les autres, des journées qui déterminent l’avenir. De la fondation de Québec le 3 juillet 1608 au référendum sur l’indépendance le 30 octobre 1995, dix historiens québécois nous racontent dix de ces journées marquantes, qui ont fait l’histoire du Québec.

    Les conférences débutent cet automne à la Grande Bibliothèque et se termineront au printemps 2013. Les soirées seront animées par Sébastien Ricard, acteur et membre du groupe Loco Locass. Elles seront par la suite diffusées sur les ondes de VOX.

    Pour plus d’information, consultez la section de notre portail consacrée à la série.

  • Cri d’alarme des sociétés d’histoire régionales

    Dans une lettre intitulée « Qui sauvera les sociétés d’histoire
    régionales ?
     », publiée le 8 août 2011 dans le quotidien Le Devoir, M. Christian Harvey, docteur en ethnologie historique et président de la Société d’histoire de Charlevoix, lance un véritable cri d’alarme au sujet de l’absence quasi totale de soutien public aux sociétés régionales d’histoire et du tragique manque de relève qui menace l’existence même de ces sociétés.

    La Fondation Lionel-Groulx et la Coalition pour l’histoire vous invitent à prendre connaissance de ce texte.

  • Pierre Lemoyne d’Iberville, un héros national oublié

    JPEGLors d’une conférence de presse tenue le 20 juillet, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, M. Mario Beaulieu, membre fondateur de la Coalition pour l’histoire, a déploré « l’assourdissant silence » qui entoure le 350e anniversaire de naissance de Pierre Lemoyne d’Iberville, une des figures marquantes de l’histoire de la Nouvelle-France, qui fut notamment fondateur et premier gouverneur de la Louisiane. La Fondation Lionel-Groulx vous invite à lire la déclaration de la SSJB à ce sujet.

  • La Coalition pour l’histoire dénonce l’incohérence des nouvelles directives ministérielles sur le cours d’histoire au 2e cycle du secondaire

    Dans un texte publié le 16 juillet dans la page des Idées du quotidien Le Devoir sous le titre « Contenu fractionné et nivellement des connaissances », M. Robert Comeau, porte-parole de la Coalition pour l’histoire et Mme Josiane Lavallée, membre fondatrice de la Coalition, dénoncent l’incohérence des nouvelles orientations du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) rendues publiques le 21 juin concernant le cours Histoire et éducation à la citoyenneté du 2e cycle du secondaire. La Fondation Lionel-Groulx vous invite à lire le texte en question sur le portail Internet du quotidien Le Devoir.

  • Répertoire des archives audiovisuelles sur Lionel Groulx

    La Fondation Lionel-Groulx vient de créer et de diffuser sur son portail Internet un répertoire des archives audiovisuelles jetant un éclairage sur Lionel Groulx et sur son œuvre. Ce répertoire comprend des références à deux films, 28 émissions de télévision, 18 émissions de radio et deux disques microsillons, avec des hyperliens permettant d’y accéder quand ils sont disponibles en ligne.

  • La Fondation Lionel-Groulx soutient le Mouvement Québec français

    Mouvement Québec françaisPréoccupée au plus haut point par les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la langue française au Québec, en particulier à Montréal où l’anglicisation prend de l’ampleur, et désireuse d’apporter sa contribution à la défense et à la promotion de notre langue nationale, la Fondation Lionel-Groulx a décidé de soutenir, pour un montant de 2 000 $, le Mouvement Québec français (MQF) qui vient d’être recréé.

    La Fondation invite ses membres et la population non seulement à appuyer financièrement le MQF, mais à relayer ses informations et à participer à ses activités.

    Pour communiquer avec le MQF : www.quebecfrancais.org


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