Allocution de Jacques Girard, le 16 mai 2019

Monsieur le Président
Mesdames et messieurs,

Je suis évidemment très heureux d’être ici pour assister à la remise de la Médaille René-Lévesque à Bernard Landry. J’y suis d’abord à titre d’ami, amitié qui s’est échelonnée sur une période de cinquante-huit ans. J’y suis aussi à titre de président de la Fondation Lionel Groulx qui est un grand partenaire de cet événement. Bernard Landry en a été membre du conseil d’administration pendant huit ans et nous l’avons fait membre honoraire à l’automne 2018, ce que je lui ai appris le 1er novembre dernier, tout juste quelques jours avant son décès survenu le 6 novembre.

Bernard a été très généreux à l’endroit de la Fondation en tant que ministre des Finances et comme simple citoyen. Je profite de l’occasion pour souligner également la générosité de Québecor et de son président, Pierre Karl Péladeau.

La Fondation, comme vous le savez, outre son devoir de mémoire envers le chanoine Lionel Groulx, a pour mission d’œuvrer au développement et au rayonnement de la nation québécoise par la promotion de son histoire, de sa langue et de sa culture. Bernard Landry tout au long des trois temps de sa vie, en tant que président de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal, en tant que ministre de nombreux ministères et de Premier ministre et en tant que professeur d’université, n’a eu de cesse que de s’assurer que la langue française soit la langue officielle du Québec et sa langue commune dans nos activités quotidiennes. Il connaissait bien notre histoire, il s’en inspirait et soulignait que grâce à leur intelligence de la géographie, leur audace, leur détermination, leur courage et leurs alliances avec les Amérindiens, nos ancêtres ont réalisé l’exploit de faire de l’Amérique une Amérique française. On en retrouve les traces dans les appellations de villes, de rivières, de lacs à travers le Canada tout entier et les États-Unis. Il nous savait comme eux capables de remarquables réussites comme en témoignent nos succès économiques, culturels et ceux en matière d’éducation et de recherche de même que notre volonté de réduire les inégalités sociales et d’assurer une juste redistribution de la richesse, efforts soulignés par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz lors d’une conférence prononcée à l’Université de Montréal le 29 avril dernier.

Je suis aussi ici à titre de président de l’Association des diplômés de l’Université de Montréal et de président du Conseil des diplômés. C’est avec enthousiasme que l’Association et le Conseil ont accepté de devenir partenaire de cette remise. Bernard Landry est l’un de nos plus illustres diplômés et, lors de la remise de l’ordre du Mérite de l’Université, sa plus haute distinction honorifique, en octobre 2017, il a prononcé un remarquable discours sur le rôle de l’Université dans l’histoire du Québec des 100 dernières années, tant en raison du registre des disciplines qui y sont enseignées, de la qualité de l’enseignement qui y est dispensé que de la progression spectaculaire de la recherche qui s’y fait. Qu’il me suffise de mentionner le rôle qu’elle joue pour faire de Montréal l’un des pôles majeurs mondiaux dans ce domaine. Bernard Landry tout naturellement au terme de sa carrière politique est devenu professeur à l’École des sciences de la gestion à l’UQAM. Ses cours attiraient les étudiants qui les suivaient, oserais-je dire, religieusement. Sa connaissance de l’économie non seulement théorique, mais pratique, ses rencontres avec les économistes et les politiciens du monde entier tant au Québec qu’à l’occasion de ses voyages à l’étranger et à Davos qu’il a fréquenté assidûment en faisaient un professeur exceptionnel.

Je peux témoigner de l’intérêt qu’il a porté toute sa vie à l’éducation, à sa démocratisation avec l’implantation des recommandations de la Commission Parent, à la création des cégeps et du réseau de l’Université du Québec. Il voulait des Québécois et des Québécoises bien formés et capables d’être parmi les meilleurs.

Je veux, en terminant, souligner la création du Cercle des Amis de Bernard Landry dont je suis membre et qui se donne pour mandat de promouvoir son héritage économique, politique, culturel, social, intellectuel et universitaire. Je salue sa présidente, madame Chantale Renaud, et la remercie pour tout ce qu’elle a fait aux côtés de Bernard.

Bernard Landry mérite cette médaille comme il mérite la reconnaissance de toutes les Québécoises et de tous les Québécois. Soyons dignes de son héritage.

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