Brève histoire des peuples de la Nouvelle-France (Allan Greer)

JPEGTitre : Brève histoire des peuples de la Nouvelle-France

Auteur : Allan Greer (1950-)

Éditions : Montréal, Éditions du Boréal, 1998, 168 p.

Description : La Brève histoire des peuples de la Nouvelle-France est la version française, dans une traduction de Nicole Daignault, du livre d’Allan Greer The People of New France, publié en 1997 par University of Toronto Press. L’auteur, professeur à l’Université de Toronto et à l’Université McGill, y étudie la composition de la population de la Nouvelle-France. Ce faisant, il entend accorder une place importante aux groupes qui furent, d’après lui, négligés par l’historiographie traditionnelle.

L’étude ne se réduit donc pas à la vallée du Saint-Laurent, mais s’étend aux habitants de l’Acadie et de l’Illinois. Elle traite tour à tour de ces différents « peuples » qui composent la société française d’Amérique du Nord : colons, Amérindiens, esclaves noirs venus des Antilles. Allan Greer évoque la place des femmes ainsi que celle des protestants. Il insiste sur les différences entre les classes sociales et distingue la société des villes de celle des campagnes. Il tente de rendre compte de ce que pouvait être la vie quotidienne en Nouvelle-France et décrit celle du couple fictif de Pierre et Marie, installés sur une terre.

Allan Greer met en lumière une société nouvelle, plurielle et multiethnique dont la compréhension ne peut passer, selon lui, que par l’étude des différents groupes qui la composent.

Références : Dominique Deslandres, EHR, n° 66, 2000, p. 94-95. ; Sylvie Dépatie, RHAF, vol. 52, n° 1, 1998, p. 80-82. ; Louis Cornelier, Le Devoir, 10 octobre 1998. ; Un livre, un jour, France 3, 23 mars 1999 (?).

En ligne : editionsboreal.qc.ca, utppublishing.com

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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