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Comité consultatif des historiens

Créé sur décision du conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx et placé sous la responsabilité du directeur général, le comité consultatif des historiens conseille la Fondation sur les aspects historiques de son plan d’action. Il est composé des 10 personnes suivantes :


Historien, professeur à la Télé-Université de l’UQAM, Éric Bédard détient un doctorat de l’Université McGill et un diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris. Il est notamment l’auteur de Les Réformistes. Une génération canadienne-française au milieu du 19e siècle (Boréal, 2009), pour lequel il a obtenu le prix de l’Assemblée nationale et le prix Clio-Québec de la Société historique du Canada. Il est également l’auteur de Chronique d’une insurrection appréhendée. La crise d’Octobre et le milieu universitaire (Septentrion, 1998) et a codirigé l’édition de Parole d’historiens. Anthologie des réflexions sur l’histoire du Québec (Presses de l’Université de Montréal, 2006) et de L’Histoire nationale en débat. Regards croisés sur la France et le Québec (Riveneuve, 2010). Il est membre des conseils d’administration de la Fondation René-Lévesque, de l’Association internationale d’études québécoises et de l’Institut de recherche sur le Québec. Rédacteur en chef de la revue Argument, il intervient régulièrement dans les médias, notamment à titre de chroniqueur à l’émission « Ouvert le samedi » diffusée sur la première chaîne de Radio-Canada. Il publie L’Histoire du Québec pour les nuls en 2012 et Années de ferveur en 2015.


JPEGRobert Comeau est professeur associé à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), après y avoir enseigné de 1969 à 2006 et avoir été le premier titulaire de la Chaire Hector-Fabre créée en 2003. Il dirige le Bulletin d’histoire politique qui en est à sa 19e année. Il dirige également la collection « Études québécoises » chez VLB éditeur depuis 1987. Il est intervenu en histoire ouvrière et politique du Québec contemporain, sur la question nationale et sur l’enseignement de l’histoire du Québec. Il a participé à l’organisation de nombreuses activités de diffusion de l’histoire, notamment à l’UQAM, à l’Association québécoise d’histoire politique, à la Société du patrimoine politique du Québec et à Radio Ville-Marie. Il est porte-parole de la Coalition pour l’histoire et vice-président de la Fondation Lionel-Groulx.


Charles-Philippe Courtois, docteur en histoire de l’Institut d’études politiques de Paris (2007) et de l’Université du Québec à Montréal (2008), est professeur d’histoire au Collège militaire royal de Saint-Jean. Sa thèse, Trois mouvements intellectuels québécois et leurs relations françaises : l’Action française, La Relève et La Nation (1917-1939), lui a valu le prix Jean-Charles Bonenfant décerné par l’Assemblée nationale lors de la Journée du livre politique au Québec 2009. Il a effectué un stage postdoctoral à la Chaire de recherche en rhétorique de l’Université du Québec à Trois-Rivières en 2008-2009 (FQRSC). Son projet de recherche portait sur la participation des écrits de Nouvelle-France aux débats entre libre-pensée et apologétique aux XVIIe et XVIIIe siècles. Spécialiste d’histoire intellectuelle, il est l’auteur de nombreux essais, articles et études, et notamment de La Conquête. Une anthologie (Typo, 2009). Il codirige l’Histoire intellectuelle de l’indépendantisme québécois (VLB, 2010-2012).


Xavier Gélinas {JPEG}Xavier Gélinas est conservateur en histoire politique au Musée canadien de l’histoire à Gatineau. Il est le commissaire et le concepteur de l’exposition permanente Tête-à-Tête. La salle des personnalités canadiennes. Après un B.A. et une M.A. en histoire à l’Université de Montréal, il a obtenu son Ph. D. à l’Université York. Une version remaniée de sa thèse doctorale, La droite intellectuelle québécoise et la Révolution tranquille, a été publié en 2007. Avec Lucia Ferretti, il a codirigé en 2006 le collectif Duplessis, son milieu, son époque. De 2001 à 2004, il a dirigé la collection « Les grandes figures » chez XYZ éditeur et, de 2002 à 2009, a été codirecteur de Mens. Revue d’histoire intellectuelle de l’Amérique française. Il est responsable de la collection « Histoire » des Cahiers du Québec (Hurtubise) depuis 2009.


Julien Goyette est professeur d’histoire au Département des lettres et humanités de l’Université du Québec à Rimouski. Ses champs d’intérêt se partagent entre l’histoire intellectuelle du Québec contemporain, l’historiographie québécoise et occidentale, ainsi que l’épistémologie de l’histoire. Sa thèse de doctorat, intitulée « Le prix de l’indéfinie liberté ». Fernand Dumont et l’histoire (1947-1997), porte sur la philosophie de l’histoire dans l’œuvre du sociologue québécois Fernand Dumont. En 1998, avec le concours de la Fondation Lionel-Groulx, il a publié une anthologie des œuvres de Lionel Groulx (Lionel Groulx. Une anthologie, Montréal, Bibliothèque québécoise, 1998). Il est également l’auteur, entre autres, de la présentation du tome II des Œuvres complètes de Fernand Dumont. Épistémologie des sciences de la culture II (Serge Cantin, François Dumont et coll., Œuvres complètes de Fernand Dumont, Québec, Presses de l’Université Laval, 2008, 5 vol.) En collaboration avec l’historien Éric Bédard, il a publié récemment Parole d’historiens. Anthologie des réflexions sur l’histoire au Québec (Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2006).


L’histoire et l’écriture, telles sont les deux passions qui animent Micheline Lachance. Historienne de formation, elle a toujours porté deux chapeaux, celui de journaliste et celui d’écrivaine. Après avoir dirigé le magazine Châtelaine pendant cinq ans, elle a poursuivi sa carrière à L’actualité. Côté littérature, elle met ses talents de conteuse au profit du passé. Si elle a signé plusieurs biographies, dont celle du Frère André, elle s’est surtout fait connaître grâce à son Roman de Julie Papineau qui raconte la Rébellion de 1837 à travers les yeux de la femme du chef des patriotes. Publié plus récemment, son roman Les Filles tombées évoque le destin tragique des filles-mères au XIXe siècle. Nommée présidente d’honneur du Salon du livre de Montréal en 2005, elle a exercé ses fonctions pendant trois ans.


Gilles Laporte est historien et professeur d’histoire au cégep du Vieux Montréal. Depuis 1988, il a aussi enseigné aux collèges de Matane, Rimouski, Saint-Jean-sur-Richelieu, ainsi qu’à l’Université du Québec à Montréal. Il est l’auteur de quelques ouvrages en histoire du Québec, dont un manuel, Fondements historiques du Québec (Chenelière, 2008, 3e édition), utilisé dans la plupart des établissements collégiaux qui offrent encore le cours « Histoire du Québec », et Brève histoire des patriotes (Septentrion, 2015). Pionnier des nouvelles technologies adaptées à l’enseignement, Gilles Laporte a déjà présenté plusieurs communications sur le sujet, notamment lors des colloques de l’AQFAS et de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC). Il est en outre administrateur du plus vaste site web privé consacré à l’histoire au Québec et concepteur du portail d’activités interactives Odilon, utilisé par des dizaines de milliers de cégépiens depuis sa mise en service en 2006. Gilles Laporte a siégé de 2005 à 2010 à l’exécutif de l’Association des professeurs d’histoire des collèges du Québec (APHCQ) qui représente une centaine de professeurs d’histoire de plus de quarante établissements. Il est membre fondateur de la Coalition pour l’histoire. Il a été président du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) de 2013 à 2015.


Béatrice Richard est diplômée de l’Université de Nanterre Paris X (France) et de l’Université du Québec à Montréal (Canada). Membre de la Société historique du Canada et de l’Association québécoise d’histoire politique, elle se spécialise en études culturelles de la guerre et des questions militaires avec un intérêt particulier pour l’attitude des Canadiens français face aux guerres et aux institutions militaires. En 2004, elle a obtenu le prix C. P. Stacey qui couronne le meilleur livre d’histoire militaire au Canada, avec le livre La mémoire de Dieppe, radioscopie d’un mythe (VLB éditeur), ce qui en fait la première femme et francophone à obtenir cette reconnaissance. Elle travaille actuellement à la constitution d’une bibliographie en ligne sur le thème : « L’Amérique francophone et la guerre ».Professeur agrégé, Béatrice Richard enseigne l’histoire militaire et stratégique à la Division des Études permanentes du Collège militaire royal du Canada et du Collège militaire royal de Saint Jean d’où elle occupe le poste de coordonnatrice des cours d’histoire du Programme d’études militaires professionnelles pour les officiers (PEMPO) et des programmes d’étude de Premier cycle offerts à distance.


Michel Sarra-Bournet est directeur de l’Encyclopédie du patrimoine politique du Québec et chargé de cours en histoire et en science politique à l’UQAM et à l’Université de Montréal. Il a obtenu un doctorat de l’Université d’Ottawa et a poursuivi des études postdoctorales à l’École nationale d’administration publique. Spécialiste de l’histoire politique du Québec et du Canada, il étudie les idéologies, les partis politiques et les relations entre l’État et les acteurs socio-économiques. Il est membre de la Ligue d’Action nationale et du comité de rédaction de la revue Bulletin d’histoire politique. Il a publié huit ouvrages, dont L’enseignement de l’histoire au début du XXIe siècle au Québec (Septentrion, 2008), Les nationalismes au Québec du XIXe au XXIe siècle (Presses de l’Université Laval, 2001), Le pays de tous les Québécois. Diversité culturelle et souveraineté (VLB éditeur, 1998) et L’Affaire Roncarelli, Duplessis contre les Témoins de Jéhovah (IQRC, 1986) pour lequel il a remporté le prix Edmond-de-Nevers. Il est l’auteur de plusieurs conférences, articles de revues et chapitres dans des ouvrages collectifs.


Détenteur d’une licence en lettres, d’une licence en pédagogie et d’une maîtrise en histoire, Denis Vaugeois a complété une scolarité de doctorat à l’Université Laval. D’abord enseignant, il a ensuite occupé divers postes dans la fonction publique, dont ceux de directeur de l’enseignement de l’histoire au ministère de l’Éducation et de directeur général des relations internationales au ministère des Affaires intergouvernementales. De 1976 à 1985, il a été député de Trois-Rivières à l’Assemblée nationale du Québec. Au cours de cette période, il a aussi été ministre des Affaires culturelles, ministre des Communications et vice-président du Conseil du Trésor. Historien, il est l’auteur de diverses études qui portent principalement sur la présence française en Amérique, les Amérindiens et les Juifs. Il fut également coauteur et coéditeur du Journal historique Boréal Express, puis directeur de la maison du même nom jusqu’en 1978. En 1987, il fonde les éditions du Septentrion. Il publie Les Juifs et la Nouvelle-France (Boréal, 1968), Québec 1792 (Fides, 1992), L’Indien généreux (Boréal, 1992, en coll.), La Fin des alliances franco-indiennes (Boréal, 1995), The Last French and Indian War (McGill-Queen’s, 2002), Les Hurons de Lorette (Septentrion, 1996), Canada-Québec, 1534-2000 (Septentrion, 2000, en coll.), America. L’expédition de Lewis & Clark et la naissance d’une nouvelle puissance (Septentrion, 2002), La generosidad del indigena (Fondo, 2003), Champlain. La naissance de l’Amérique française (Septentrion, 2004, codirecteur avec Raymonde Litalien), America. The Lewis and Clark Expedition and the Dawn of a New Power (Vehicule Press, 2005), L’Amour du livre. L’édition au Québec, ses petits secrets et ses mystères (2005) et, avec la collaboration de Raymonde Litalien et Jean-François Palomino, il a coécrit en 2007 La Mesure d’un continent. Atlas historique de l’Amérique du Nord 1492-1814 qui s’est mérité deux prix importants (Hercule Catenacci 2008 et Marcel-Couture 2008). De 2001 à 2005, il a été président de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) et en 2005-2006, co-président de Montréal, capitale mondiale du livre (MCML). Il a reçu le prix Gérard-Parizeau en 2008 et le prix Georges-Émile-Lapalme en 2014.

« Chaque génération, depuis 1760, a dû mériter de rester française. Celle d’aujourd’hui ni celle de demain ne le resteront à un moindre prix. »
Lionel Groulx, 1952.
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