Conseil d’administration en 1978

Président

Jacques Genest (1919—) médecin, chercheur et enseignant. Natif de Montréal, il étudie au Collège Jean-de-Brébeuf puis à l’Université de Montréal où il obtient un doctorat de médecine en 1942. Il est également diplômé de trois établissements américains : le Harvard Medical School de Boston (1938-1939), l’hôpital John Hopkins de Baltimore (1945-1948) et l’Institut Rockefeller de New York (1948-1951). En 1952, il fonde le Département de recherches biomédicales de l’Hôtel-Dieu de Montréal, établissement où il avait auparavant été résident en médecine et en pathologie (1942-1944) et chef interne (1943-1945). Il est professeur de médecine à l’Université de Montréal à compter de 1964 et à l’Université McGill à compter de 1970. En 1967, il fonde l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) et en assume la direction jusqu’en 1984. Il est un spécialiste reconnu des maladies rénales et de l’hypertension, sujets sur lesquels il a rédigé plusieurs ouvrages scientifiques. De 1972 à 1989, il préside le conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx, institution dont il est cofondateur en 1956. Membre de plusieurs sociétés savantes à travers le monde, il se mérite douze doctorats honorifiques et de nombreuses distinctions parmi lesquelles le prix Marie-Victorin (1977) et le prix Armand-Frappier (1996). Il est fait grand officier de l’Ordre national du Québec en 1991.


Roger Charbonneau (1914—1994), professeur, comptable agréé et homme d’affaires. Il est longtemps professeur à l’École des hautes études commerciales de Montréal, soit de 1941 à 1948 et à temps partiel de 1948 à 1962. Il occupe ensuite les postes de directeur adjoint (de 1959 à 1962) et directeur (de 1962 à 1972 et de 1974 à 1975) de l’établissement. Par ailleurs, de 1945 à 1954, il exerce le métier de comptable vérificateur à titre d’associé de la firme Charbonneau et Murray. Homme d’affaires d’envergure, il est administrateur de plusieurs entreprises au cours de sa vie. Il est entre autres copropriétaire, administrateur et trésorier de Radio Nord Inc. et de la Rouyn Noranda Press de 1948 à 1956 et président de l’Anglo-French Drug Company durant plusieurs années. Il préside également la Chambre de commerce de Montréal de 1964 à 1965 et siège au conseil d’administration de la Fondation Lionel Groulx de 1961 à 1990. Publications : Politiques et pratiques du monde des affaires relativement au bilinguisme et au biculturalisme (en collab.), 1966 ; La Nécessité et les moyens de réaliser une deuxième université de langue française à Montréal, 1967 ; Le commerce et la distribution au Québec (en collab.), 1978 ; Rapport du Comité d’étude sur le fonctionnement et l’évolution du commerce au Québec (en collab.), 1979 ; Nationalisme économique et stratégies industrielles, conférence H.E.C., 1980.


Joseph A. Dionne [1] (1896—1986), ingénieur et administrateur. De 1916 à 1961, soit durant 45 ans, il occupe divers postes de responsabilités chez Bell Canada, d’abord dans les services de génie, ensuite dans les cadres administratifs. Au cours de sa vie, il prend part à la direction de plusieurs entreprises : il est entre autres président de la Fédération des Magasins COOP (1945-1951 et 1965- ?), de la Caisse populaire d’Outremont (1954- ?) et de La Familiale de Montréal (1960-1966). Il est par ailleurs administrateur de l’Association d’Investissement du Québec (1966- ?), de l’Institut de protection des intérêts des consommateurs (1972- ?) et de la Fondation Lionel-Groulx (1961-1978).


Richard Arès (1910—1989), prête jésuite, professeur, chercheur. Il a fait ses études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe de 1923 à 1931. Il entre chez les Jésuites en 1931. Il enseigne la philosophie au Collège de Saint-Boniface (1940-1941) et au Collège Jean-de-Brébeuf (1946-1947). Il est ordonné prêtre en 1944. Il détient un doctorat en théologie de l’Institut catholique de Paris (1948) et un doctorat en droit international de l’Université de Paris (1948). Il est directeur de la revue Relations de 1956 à 1969 et président des Semaines sociales du Canada de 1959 à 1973. Publications : Dossier sur le pacte fédératif de 1867, 1941 ; Notre question nationale (5 tomes), 1943-1974 ; L’Église catholique et l’organisation de la société internationale contemporaine (1939-1949), 1949 ; Vers la corporation agricole, 1951 ; Le Rapport Gendron. Sa position sur le français langue de travail, 1973 ; Les positions ethniques, linguistiques et religieuses des Canadiens français à la suite du recensement de 1971, 1975 ; L’Église dans le monde d’aujourd’hui, 1977 ; Le P. Joseph-Papin Archambault, S.J. (1880-1966). Sa vie, ses œuvres, 1983 ; Il est le principal rédacteur, avec Esdras Minville, du Rapport de la Commission royale d’enquête sur les problèmes constitutionnels (4 vol.), 1956.


Rosaire Morin (1923—1999), homme d’affaires et administrateur. Détenteur d’un diplôme d’assureur-vie agréé AVA/CLU (1949), il exerce le métier d’agent d’assurances (1947-1949), gérant d’agence (1949-1955) et assureur-vie (1955-1962) à La Sauvegarde. Tout au long de sa vie, il exerce diverses fonctions dans plusieurs mouvements de jeunesse et de nombreuses organisations à caractère économique, éducationnel et nationaliste. Il est notamment président et directeur général des Jeunesses laurentiennes (1943-1947), président du Comité de propagande du drapeau (1943-1949), membre actif de l’Ordre de Jacques Cartier à compter d’au moins 1943 et de l’Ordre de Jean Talon à partir de 1962. Il est également membre (1958-1982) et président (1981-1982) de la Ligue d’action nationale, directeur et rédacteur en chef de la revue L’Action nationale (1981-1982 et 1989-1999). Il dirige les revues Directives (1963-1965) et Idées en marche (1965-1966) et joue un rôle central, à titre de vice-président et directeur général, dans l’organisation des États généraux du Canada français (1966-1969). Président et directeur général du Conseil d’expansion économique (1967-1982), il assure la direction de sa publication La Prospérité de 1967 à 1977. Il siège par ailleurs aux conseils d’administration de la Société nationale de fiducie (1975-1978), de la Société de développement industriel du Québec (1978-1981), de la Fondation Lionel-Groulx (1966-1995) et occupe un poste de conseiller à la Vice-présidence de l’information à Hydro-Québec (1985-1988). Il est fait chevalier de l’Ordre national du Québec en 1999. La ligue d’action nationale décerne un prix en son honneur depuis 2011. Publications : L’immigration au Canada, 1966 ; Réalités et perspectives économiques. Faut-il confier à New York l’avenir des Canadiens français ?, 1966 ; Le statut particulier, une illusion. Faut-il confier aux autres l’avenir des Canadiens-français ?, 1967 ; Demain, que sera le Québec ? Que puis-je faire pour le Québec ?, [1969 ?] ; La réponse du Québec (en collab.), 1980 ; Le gros bon sens. S’attaquer aux vrais problèmes du Québec, 1981. Il signe de nombreux articles dans L’Action nationale, Les Cahiers des États généraux du Canada français, Le Journal de Montréal, le Journal des affaires et La Prospérité.


Roger Larose (1910—2005) Après l’obtention d’un B.A. au Collège Ste-Marie, il entreprend des études à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Il y obtient un diplôme professionnel en pharmacie (B.Pharm.) en 1934. Il est par ailleurs diplômé en sciences sociales de la même université. Durant ses années étudiantes, il est président de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal (AGEUM), rédacteur au journal Le Quartier Latin et cofondateur de l’Association des diplômés. En 1936, il débute une carrière de représentant médical pour la firme pharmaceutique Ciba (plus tard Ciba-Geigy), où il gravit les échelons jusqu’au poste de président directeur-général. À la même époque, il est aussi chargé de cours à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et plus tard doyen de la Faculté (1960), membre du Conseil des gouverneurs (1965), membre du Comité exécutif de l’Université (1967) puis vice-recteur à l’administration (1969-1979). Il est fait officier de l’Ordre du Canada en 1973.


André Aisenstadt (1912—2001), homme d’affaires et mécène. Né en Russie, il est docteur en mathématiques et physique théorique de l’Université polytechnique de Zurich. Il s’installe à Montréal en 1939 et fonde la Parkdale Homes Development Corporation, entreprise qui participe au développement de nombreux quartiers résidentiels de Montréal. Cette entreprise le rend très prospère et il peut se consacrer à la philanthropie et au mécénat pour une bonne part de sa vie. En 1945, il contribue à la création de la Société centrale d’hypothèques et de logement, aujourd’hui la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Dans les années 1960, il devient président du conseil d’administration de l’Hôpital général juif de Montréal et siège également au conseil d’administration de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). En 1968, il initie le projet d’un Centre de recherches mathématiques (CRM) situé sur le campus de l’Université de Montréal. Grâce à la Chaire André Aisenstadt, qu’il finance, des mathématiciens de renom donnent chaque année des conférences au CRM. En plus de contribuer au milieu de la recherche en médecine et en mathématiques, il contribue à celui de la culture. Avec Pablo Cassals et Rudolf Serkin, il fonde l’École et le Festival de musique de la ville de Marlboro au Vermont. Il est vice-président de l’Institut international de musique du Canada, vice-président du Concours international de musique de Montréal, bienfaiteur de l’Orchestre symphonique de Montréal et membre du conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx (1978-1981). Il est fait Grand Officier de l’Ordre national du Québec en 1991.


Roland Giroux (1913—1991) courtier, financier et haut fonctionnaire. Né à Montréal, il fait ses études au Collège de Saint-Césaire. Il est employé de la Société générale de finance de 1930 à 1946. Il est gérant des ventes (1946-1951), administrateur délégué (1951-1961), puis président (1961-1963) de la firme de courtage L.-G. Beaubien. Il accède à la vice-présidence (1963-1965), puis à la présidence (1965-1966) de la firme de courtage Lévesque-Beaubien suite au regroupement des firmes L.-G. Beaubien et J.-L. Lévesque. Il est président de la Commission hydroélectrique de Québec (Hydro-Québec) de 1969 à 1977. Il est fait officier (1972), puis compagnon (1977) de l’Ordre du Canada.

Notes

[1Cesse d’exercer ses fonctions le 31 mars 1978.

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