Accueil du site >La Fondation >Conseil d’administration en 1982

Conseil d’administration en 1982

Président

JPEG - 75.4 ko

Jacques Genest (1919—) médecin, chercheur et enseignant. Natif de Montréal, il étudie au Collège Jean-de-Brébeuf puis à l’Université de Montréal où il obtient un doctorat de médecine en 1942. Il est également diplômé de trois établissements américains : le Harvard Medical School de Boston (1938-1939), l’hôpital John Hopkins de Baltimore (1945-1948) et l’Institut Rockefeller de New York (1948-1951). En 1952, il fonde le Département de recherches biomédicales de l’Hôtel-Dieu de Montréal, établissement où il avait auparavant été résident en médecine et en pathologie (1942-1944) et chef interne (1943-1945). Il est professeur de médecine à l’Université de Montréal à compter de 1964 et à l’Université McGill à compter de 1970. En 1967, il fonde l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) et en assume la direction jusqu’en 1984. Il est un spécialiste reconnu des maladies rénales et de l’hypertension, sujets sur lesquels il a rédigé plusieurs ouvrages scientifiques. De 1972 à 1989, il préside le conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx, institution dont il est cofondateur en 1956. Membre de plusieurs sociétés savantes à travers le monde, il se mérite douze doctorats honorifiques et de nombreuses distinctions parmi lesquelles le prix Marie-Victorin (1977) et le prix Armand-Frappier (1996). Il est fait grand officier de l’Ordre national du Québec en 1991.


Secrétaire et directrice générale

JPEG - 90.3 ko

Juliette Lalonde-Rémillard est née à Vaudreuil en 1916. Elle étudie l’histoire et la littérature à l’Université de Montréal de 1937 à 1940 et obtient un certificat de bibliothéconomie en 1942. En 1937, elle entre au service de son oncle, le prêtre et historien Lionel Groulx, à titre de secrétaire particulière, poste qu’elle occupe jusqu’au décès de celui-ci en 1967. Étroitement associée aux œuvres de son oncle, elle est secrétaire (1947-1967), puis secrétaire administrative (1967-1978), de l’Institut d’histoire de l’Amérique française et de la Revue d’histoire de l’Amérique française ; secrétaire administrative de la Fondation Lionel-Groulx (1956-1989) ; directrice-relationniste, secrétaire administrative et responsable de la documentation du Centre de recherche Lionel-Groulx (CRLG), organisme fondé en 1976 par la Fondation Lionel-Groulx, et dont elle est la principale animatrice jusqu’en 1989. En sa qualité de témoin privilégié de la vie et de l’œuvre de Lionel Groulx, elle participe à plusieurs entrevues radiophoniques et télévisées, et est invitée comme conférencière par diverses sociétés et organisations à vocation historique. Officiellement à la retraite depuis 1989, elle siège au conseil d’administration de la Fondation-Lionel Groulx jusqu’en 2009. Publications : L’œuvre du chanoine Lionel Groulx : témoignages, bio-bibliographie (collab.), 1964 ; Mes mémoires / Lionel Groulx (éd.), 1970-1974 ; Lionel Groulx : journal 1895-1911 (éd. critique, collab.), 1984 ; Correspondance, 1894-1967 / Lionel Groulx (éd. critique, collab.), 1989- ; Cent soixante femmes du Québec, 1834-1994 (collab.), 1996 ; Lionel Groulx, l’homme que j’ai connu, 2000 ; auteure de plusieurs instruments de recherche du CRLG, elle signe aussi quelques chroniques et articles parus dans diverses revues, dont L’Action nationale, le Bulletin de l’Association des études canadiennes, Les Cahiers d’histoire du Québec au XXe siècle et la Revue d’histoire de l’Amérique française.


JPEG - 79.6 ko

Roger Charbonneau (1914—1994), professeur, comptable agréé et homme d’affaires. Il est longtemps professeur à l’École des hautes études commerciales de Montréal, soit de 1941 à 1948 et à temps partiel de 1948 à 1962. Il occupe ensuite les postes de directeur adjoint (de 1959 à 1962) et directeur (de 1962 à 1972 et de 1974 à 1975) de l’établissement. Par ailleurs, de 1945 à 1954, il exerce le métier de comptable vérificateur à titre d’associé de la firme Charbonneau et Murray. Homme d’affaires d’envergure, il est administrateur de plusieurs entreprises au cours de sa vie. Il est entre autres copropriétaire, administrateur et trésorier de Radio Nord Inc. et de la Rouyn Noranda Press de 1948 à 1956 et président de l’Anglo-French Drug Company durant plusieurs années. Il préside également la Chambre de commerce de Montréal de 1964 à 1965 et siège au conseil d’administration de la Fondation Lionel Groulx de 1961 à 1990. Publications : Politiques et pratiques du monde des affaires relativement au bilinguisme et au biculturalisme (en collab.), 1966 ; La Nécessité et les moyens de réaliser une deuxième université de langue française à Montréal, 1967 ; Le commerce et la distribution au Québec (en collab.), 1978 ; Rapport du Comité d’étude sur le fonctionnement et l’évolution du commerce au Québec (en collab.), 1979 ; Nationalisme économique et stratégies industrielles, conférence H.E.C., 1980.


JPEG - 95.5 ko

Richard Arès (1910—1989), prête jésuite, professeur, chercheur. Il a fait ses études classiques au Séminaire de Saint-Hyacinthe de 1923 à 1931. Il entre chez les Jésuites en 1931. Il enseigne la philosophie au Collège de Saint-Boniface (1940-1941) et au Collège Jean-de-Brébeuf (1946-1947). Il est ordonné prêtre en 1944. Il détient un doctorat en théologie de l’Institut catholique de Paris (1948) et un doctorat en droit international de l’Université de Paris (1948). Il est directeur de la revue Relations de 1956 à 1969 et président des Semaines sociales du Canada de 1959 à 1973. Publications : Dossier sur le pacte fédératif de 1867, 1941 ; Notre question nationale (5 tomes), 1943-1974 ; L’Église catholique et l’organisation de la société internationale contemporaine (1939-1949), 1949 ; Vers la corporation agricole, 1951 ; Le Rapport Gendron. Sa position sur le français langue de travail, 1973 ; Les positions ethniques, linguistiques et religieuses des Canadiens français à la suite du recensement de 1971, 1975 ; L’Église dans le monde d’aujourd’hui, 1977 ; Le P. Joseph-Papin Archambault, S.J. (1880-1966). Sa vie, ses œuvres, 1983 ; Il est le principal rédacteur, avec Esdras Minville, du Rapport de la Commission royale d’enquête sur les problèmes constitutionnels (4 vol.), 1956.


JPEG - 81.4 ko

Rosaire Morin (1923—1999), homme d’affaires et administrateur. Détenteur d’un diplôme d’assureur-vie agréé AVA/CLU (1949), il exerce le métier d’agent d’assurances (1947-1949), gérant d’agence (1949-1955) et assureur-vie (1955-1962) à La Sauvegarde. Tout au long de sa vie, il exerce diverses fonctions dans plusieurs mouvements de jeunesse et de nombreuses organisations à caractère économique, éducationnel et nationaliste. Il est notamment président et directeur général des Jeunesses laurentiennes (1943-1947), président du Comité de propagande du drapeau (1943-1949), membre actif de l’Ordre de Jacques Cartier à compter d’au moins 1943 et de l’Ordre de Jean Talon à partir de 1962. Il est également membre (1958-1982) et président (1981-1982) de la Ligue d’action nationale, directeur et rédacteur en chef de la revue L’Action nationale (1981-1982 et 1989-1999). Il dirige les revues Directives (1963-1965) et Idées en marche (1965-1966) et joue un rôle central, à titre de vice-président et directeur général, dans l’organisation des États généraux du Canada français (1966-1969). Président et directeur général du Conseil d’expansion économique (1967-1982), il assure la direction de sa publication La Prospérité de 1967 à 1977. Il siège par ailleurs aux conseils d’administration de la Société nationale de fiducie (1975-1978), de la Société de développement industriel du Québec (1978-1981), de la Fondation Lionel-Groulx (1966-1995) et occupe un poste de conseiller à la Vice-présidence de l’information à Hydro-Québec (1985-1988). Il est fait chevalier de l’Ordre national du Québec en 1999. La ligue d’action nationale décerne un prix en son honneur depuis 2011. Publications : L’immigration au Canada, 1966 ; Réalités et perspectives économiques. Faut-il confier à New York l’avenir des Canadiens français ?, 1966 ; Le statut particulier, une illusion. Faut-il confier aux autres l’avenir des Canadiens-français ?, 1967 ; Demain, que sera le Québec ? Que puis-je faire pour le Québec ?, [1969 ?] ; La réponse du Québec (en collab.), 1980 ; Le gros bon sens. S’attaquer aux vrais problèmes du Québec, 1981. Il signe de nombreux articles dans L’Action nationale, Les Cahiers des États généraux du Canada français, Le Journal de Montréal, le Journal des affaires et La Prospérité.


JPEG - 84.5 ko

Roger Larose (1910—2005) Après l’obtention d’un B.A. au Collège Ste-Marie, il entreprend des études à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Il y obtient un diplôme professionnel en pharmacie (B.Pharm.) en 1934. Il est par ailleurs diplômé en sciences sociales de la même université. Durant ses années étudiantes, il est président de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal (AGEUM), rédacteur au journal Le Quartier Latin et cofondateur de l’Association des diplômés. En 1936, il débute une carrière de représentant médical pour la firme pharmaceutique Ciba (plus tard Ciba-Geigy), où il gravit les échelons jusqu’au poste de président directeur-général. À la même époque, il est aussi chargé de cours à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et plus tard doyen de la Faculté (1960), membre du Conseil des gouverneurs (1965), membre du Comité exécutif de l’Université (1967) puis vice-recteur à l’administration (1969-1979). Il est fait officier de l’Ordre du Canada en 1973.


André Aisenstadt (1912—2001), homme d’affaires et mécène. Né en Russie, il est docteur en mathématiques et physique théorique de l’Université polytechnique de Zurich. Il s’installe à Montréal en 1939 et fonde la Parkdale Homes Development Corporation, entreprise qui participe au développement de nombreux quartiers résidentiels de Montréal. Cette entreprise le rend très prospère et il peut se consacrer à la philanthropie et au mécénat pour une bonne part de sa vie. En 1945, il contribue à la création de la Société centrale d’hypothèques et de logement, aujourd’hui la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Dans les années 1960, il devient président du conseil d’administration de l’Hôpital général juif de Montréal et siège également au conseil d’administration de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). En 1968, il initie le projet d’un Centre de recherches mathématiques (CRM) situé sur le campus de l’Université de Montréal. Grâce à la Chaire André Aisenstadt, qu’il finance, des mathématiciens de renom donnent chaque année des conférences au CRM. En plus de contribuer au milieu de la recherche en médecine et en mathématiques, il contribue à celui de la culture. Avec Pablo Cassals et Rudoph Serkin, il fonde l’École et le Festival de musique de la ville de Marlboro au Vermont. Il est vice-président de l’Institut international de musique du Canada, vice-président du Concours international de musique de Montréal, bienfaiteur de l’Orchestre symphonique de Montréal et membre du conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx (1978-1981). Il est fait Grand Officier de l’Ordre national du Québec en 1991.


JPEG - 60.8 ko

Lucien Tremblay (1912—1985), avocat, professeur de droit et juge. Né à Verdun (Montréal), il étudie au Collège séraphique de Trois-Rivières et au Séminaire de philosophie de Montréal. En 1941, il obtient un doctorat en droit de l’Université de Montréal. Il est professeur de procédure civile à la Faculté de droit de l’Université de Montréal de 1950 à 1959, chancelier de l’Université de Montréal de 1967 à 1970 et juge en chef du Québec de 1961 à 1977. Il siège au conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx de 1979 à 1985. Publications : Le Franciscanisme, 1937 ? ; Les Biens réservés de la femme mariée, 1946.


JPEG - 27.1 ko

Jean-Pierre Wallot (1935—2010), historien, professeur, archiviste et administrateur public. Après des études classiques au Séminaire de Valleyfield, il entre à l’Université de Montréal pour y étudier l’histoire. Sa thèse de doctorat publiée en 1965 a pour titre « Le Bas-Canada sous l’administration de Craig (1807-1811) ». En 1972, il est nommé professeur titulaire à l’Université de Montréal. Au fil des années, il accepte divers postes administratifs : directeur du Département d’histoire (1973-1975), vice-doyen aux études (1975-1978) et vice-doyen à la recherche (1979-1982) de la Faculté des arts et des sciences, de même que vice-recteur aux études de l’Université de Montréal (1982-1985). Il quitte l’Université de Montréal en 1985 pour prendre la direction des Archives nationales du Canada à Ottawa. Il quitte cette dernière fonction en 1997 et retourne ensuite à l’enseignement et à la recherche en histoire à l’Université d’Ottawa. Il est fait officier de l’Ordre du Canada en 1991. Publications : Intrigues françaises et américaines au Canada, 1800-1802 (1965), Les Imprimés dans le Bas-Canada, 1801-1840. Bibliographie analytique (en collab., 1967), Confrontations. Choix de textes sur des problemes politiques, économiques et sociaux du Bas-Canada (1806-1810) (en collab., 1970), Un Québec qui bougeait. Trame socio-politique du Québec au tournant du XIXe siècle (1973).


JPEG - 107.3 ko

Lucien Saulnier (1916—1989) conseiller municipal, administrateur public. Né dans le quartier Villeray de Montréal, il fait des études de sociologie et de sciences économiques à l’Université de Montréal. Il exerce divers métiers, participe à la revue L’Actualité, milite à l’Action libérale nationale puis au Bloc populaire avant de se présenter comme candidat au poste de conseiller municipal sous la bannière de la Ligue d’action civique en 1954. Il est conseiller municipal dans Villeray de 1954 à 1970, président du comité exécutif de la Ville de Montréal de 1960 à 1970 et président de la Communauté urbaine de Montréal de 1970 à 1972. Il quitte ensuite le monde municipal tout en poursuivant son engagement dans l’administration publique. Il dirige successivement la Société de développement industriel (1972), la Société d’habitation du Québec (1975), Hydro-Québec (1978) puis la Régie des installations olympiques et la Société d’énergie de la Baie James (1980). L’Université de Montréal lui décerne un doctorat honoris causa en 1966 et il est fait compagnon de l’ordre du Canada en décembre 1971.

« Libérez toutes les formes de beauté en puissance dans le génie natal, libérez les poèmes qui attendent l’heure de naître, afin qu’un jour prochain, dans ce petit pays redevenu libre et beau, un peuple sente, à en pleurer d’émotion, la joie et la grandeur de vivre. »
Lionel Groulx, 12 février 1936.
SPIP | | Plan du site | Crédits | Suivre la vie du site RSS 2.0