Conseil d’administration en 1985

Président

Jacques Genest (1919—) médecin, chercheur et enseignant. Natif de Montréal, il étudie au Collège Jean-de-Brébeuf puis à l’Université de Montréal où il obtient un doctorat de médecine en 1942. Il est également diplômé de trois établissements américains : le Harvard Medical School de Boston (1938-1939), l’hôpital John Hopkins de Baltimore (1945-1948) et l’Institut Rockefeller de New York (1948-1951). En 1952, il fonde le Département de recherches biomédicales de l’Hôtel-Dieu de Montréal, établissement où il avait auparavant été résident en médecine et en pathologie (1942-1944) et chef interne (1943-1945). Il est professeur de médecine à l’Université de Montréal à compter de 1964 et à l’Université McGill à compter de 1970. En 1967, il fonde l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) et en assume la direction jusqu’en 1984. Il est un spécialiste reconnu des maladies rénales et de l’hypertension, sujets sur lesquels il a rédigé plusieurs ouvrages scientifiques. De 1972 à 1989, il préside le conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx, institution dont il est cofondateur en 1956. Membre de plusieurs sociétés savantes à travers le monde, il se mérite douze doctorats honorifiques et de nombreuses distinctions parmi lesquelles le prix Marie-Victorin (1977) et le prix Armand-Frappier (1996). Il est fait grand officier de l’Ordre national du Québec en 1991.


Secrétaire et directrice générale

Juliette Lalonde-Rémillard est née à Vaudreuil en 1916. Elle étudie l’histoire et la littérature à l’Université de Montréal de 1937 à 1940 et obtient un certificat de bibliothéconomie en 1942. En 1937, elle entre au service de son oncle, le prêtre et historien Lionel Groulx, à titre de secrétaire particulière, poste qu’elle occupe jusqu’au décès de celui-ci en 1967. Étroitement associée aux œuvres de son oncle, elle est secrétaire (1947-1967), puis secrétaire administrative (1967-1978), de l’Institut d’histoire de l’Amérique française et de la Revue d’histoire de l’Amérique française ; secrétaire administrative de la Fondation Lionel-Groulx (1956-1989) ; directrice-relationniste, secrétaire administrative et responsable de la documentation du Centre de recherche Lionel-Groulx (CRLG), organisme fondé en 1976 par la Fondation Lionel-Groulx, et dont elle est la principale animatrice jusqu’en 1989. En sa qualité de témoin privilégié de la vie et de l’œuvre de Lionel Groulx, elle participe à plusieurs entrevues radiophoniques et télévisées, et est invitée comme conférencière par diverses sociétés et organisations à vocation historique. Officiellement à la retraite depuis 1989, elle siège au conseil d’administration de la Fondation-Lionel Groulx jusqu’en 2009. Publications : L’œuvre du chanoine Lionel Groulx : témoignages, bio-bibliographie (collab.), 1964 ; Mes mémoires / Lionel Groulx (éd.), 1970-1974 ; Lionel Groulx : journal 1895-1911 (éd. critique, collab.), 1984 ; Correspondance, 1894-1967 / Lionel Groulx (éd. critique, collab.), 1989- ; Cent soixante femmes du Québec, 1834-1994 (collab.), 1996 ; Lionel Groulx, l’homme que j’ai connu, 2000 ; auteure de plusieurs instruments de recherche du CRLG, elle signe aussi quelques chroniques et articles parus dans diverses revues, dont L’Action nationale, le Bulletin de l’Association des études canadiennes, Les Cahiers d’histoire du Québec au XXe siècle et la Revue d’histoire de l’Amérique française.


Roger Charbonneau (1914—1994), professeur, comptable agréé et homme d’affaires. Il est longtemps professeur à l’École des hautes études commerciales de Montréal, soit de 1941 à 1948 et à temps partiel de 1948 à 1962. Il occupe ensuite les postes de directeur adjoint (de 1959 à 1962) et directeur (de 1962 à 1972 et de 1974 à 1975) de l’établissement. Par ailleurs, de 1945 à 1954, il exerce le métier de comptable vérificateur à titre d’associé de la firme Charbonneau et Murray. Homme d’affaires d’envergure, il est administrateur de plusieurs entreprises au cours de sa vie. Il est entre autres copropriétaire, administrateur et trésorier de Radio Nord Inc. et de la Rouyn Noranda Press de 1948 à 1956 et président de l’Anglo-French Drug Company durant plusieurs années. Il préside également la Chambre de commerce de Montréal de 1964 à 1965 et siège au conseil d’administration de la Fondation Lionel Groulx de 1961 à 1990. Publications : Politiques et pratiques du monde des affaires relativement au bilinguisme et au biculturalisme (en collab.), 1966 ; La Nécessité et les moyens de réaliser une deuxième université de langue française à Montréal, 1967 ; Le commerce et la distribution au Québec (en collab.), 1978 ; Rapport du Comité d’étude sur le fonctionnement et l’évolution du commerce au Québec (en collab.), 1979 ; Nationalisme économique et stratégies industrielles, conférence H.E.C., 1980.


Rosaire Morin (1923—1999), homme d’affaires et administrateur. Détenteur d’un diplôme d’assureur-vie agréé AVA/CLU (1949), il exerce le métier d’agent d’assurances (1947-1949), gérant d’agence (1949-1955) et assureur-vie (1955-1962) à La Sauvegarde. Tout au long de sa vie, il exerce diverses fonctions dans plusieurs mouvements de jeunesse et de nombreuses organisations à caractère économique, éducationnel et nationaliste. Il est notamment président et directeur général des Jeunesses laurentiennes (1943-1947), président du Comité de propagande du drapeau (1943-1949), membre actif de l’Ordre de Jacques Cartier à compter d’au moins 1943 et de l’Ordre de Jean Talon à partir de 1962. Il est également membre (1958-1982) et président (1981-1982) de la Ligue d’action nationale, directeur et rédacteur en chef de la revue L’Action nationale (1981-1982 et 1989-1999). Il dirige les revues Directives (1963-1965) et Idées en marche (1965-1966) et joue un rôle central, à titre de vice-président et directeur général, dans l’organisation des États généraux du Canada français (1966-1969). Président et directeur général du Conseil d’expansion économique (1967-1982), il assure la direction de sa publication La Prospérité de 1967 à 1977. Il siège par ailleurs aux conseils d’administration de la Société nationale de fiducie (1975-1978), de la Société de développement industriel du Québec (1978-1981), de la Fondation Lionel-Groulx (1966-1995) et occupe un poste de conseiller à la Vice-présidence de l’information à Hydro-Québec (1985-1988). Il est fait chevalier de l’Ordre national du Québec en 1999. La ligue d’action nationale décerne un prix en son honneur depuis 2011. Publications : L’immigration au Canada, 1966 ; Réalités et perspectives économiques. Faut-il confier à New York l’avenir des Canadiens français ?, 1966 ; Le statut particulier, une illusion. Faut-il confier aux autres l’avenir des Canadiens-français ?, 1967 ; Demain, que sera le Québec ? Que puis-je faire pour le Québec ?, [1969 ?] ; La réponse du Québec (en collab.), 1980 ; Le gros bon sens. S’attaquer aux vrais problèmes du Québec, 1981. Il signe de nombreux articles dans L’Action nationale, Les Cahiers des États généraux du Canada français, Le Journal de Montréal, le Journal des affaires et La Prospérité.


Roger Larose (1910—2005) Après l’obtention d’un B.A. au Collège Ste-Marie, il entreprend des études à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. Il y obtient un diplôme professionnel en pharmacie (B.Pharm.) en 1934. Il est par ailleurs diplômé en sciences sociales de la même université. Durant ses années étudiantes, il est président de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal (AGEUM), rédacteur au journal Le Quartier Latin et cofondateur de l’Association des diplômés. En 1936, il débute une carrière de représentant médical pour la firme pharmaceutique Ciba (plus tard Ciba-Geigy), où il gravit les échelons jusqu’au poste de président directeur-général. À la même époque, il est aussi chargé de cours à la Faculté de pharmacie de l’Université de Montréal et plus tard doyen de la Faculté (1960), membre du Conseil des gouverneurs (1965), membre du Comité exécutif de l’Université (1967) puis vice-recteur à l’administration (1969-1979). Il est fait officier de l’Ordre du Canada en 1973.


Lucien Tremblay [1] (1912—1985), avocat, professeur de droit et juge. Né à Verdun (Montréal), il étudie au Collège séraphique de Trois-Rivières et au Séminaire de philosophie de Montréal. En 1941, il obtient un doctorat en droit de l’Université de Montréal. Il est professeur de procédure civile à la Faculté de droit de l’Université de Montréal de 1950 à 1959, chancelier de l’Université de Montréal de 1967 à 1970 et juge en chef du Québec de 1961 à 1977. Il siège au conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx de 1979 à 1985. Publications : Le Franciscanisme, 1937 ? ; Les Biens réservés de la femme mariée, 1946.


Jean-Pierre Wallot (1935—2010), historien, professeur, archiviste et administrateur public. Après des études classiques au Séminaire de Valleyfield, il entre à l’Université de Montréal pour y étudier l’histoire. Sa thèse de doctorat publiée en 1965 a pour titre « Le Bas-Canada sous l’administration de Craig (1807-1811) ». En 1972, il est nommé professeur titulaire à l’Université de Montréal. Au fil des années, il accepte divers postes administratifs : directeur du Département d’histoire (1973-1975), vice-doyen aux études (1975-1978) et vice-doyen à la recherche (1979-1982) de la Faculté des arts et des sciences, de même que vice-recteur aux études de l’Université de Montréal (1982-1985). Il quitte l’Université de Montréal en 1985 pour prendre la direction des Archives nationales du Canada à Ottawa. Il quitte cette dernière fonction en 1997 et retourne ensuite à l’enseignement et à la recherche en histoire à l’Université d’Ottawa. Il est fait officier de l’Ordre du Canada en 1991. Publications : Intrigues françaises et américaines au Canada, 1800-1802 (1965), Les Imprimés dans le Bas-Canada, 1801-1840. Bibliographie analytique (en collab., 1967), Confrontations. Choix de textes sur des problemes politiques, économiques et sociaux du Bas-Canada (1806-1810) (en collab., 1970), Un Québec qui bougeait. Trame socio-politique du Québec au tournant du XIXe siècle (1973).


Lucien Saulnier [2] (1916—1989) conseiller municipal, administrateur public. Né dans le quartier Villeray de Montréal, il fait des études de sociologie et de sciences économiques à l’Université de Montréal. Il exerce divers métiers, participe à la revue L’Actualité, milite à l’Action libérale nationale puis au Bloc populaire avant de se présenter comme candidat au poste de conseiller municipal sous la bannière de la Ligue d’action civique en 1954. Il est conseiller municipal dans Villeray de 1954 à 1970, président du comité exécutif de la Ville de Montréal de 1960 à 1970 et président de la Communauté urbaine de Montréal de 1970 à 1972. Il quitte ensuite le monde municipal tout en poursuivant son engagement dans l’administration publique. Il dirige successivement la Société de développement industriel (1972), la Société d’habitation du Québec (1975), Hydro-Québec (1978) puis la Régie des installations olympiques et la Société d’énergie de la Baie James (1980). L’Université de Montréal lui décerne un doctorat honoris causa en 1966 et il est fait compagnon de l’ordre du Canada en décembre 1971.


Solange Chaput-Rolland [3] (1919—2001) Journaliste, écrivaine, animatrice d’émissions d’affaires publiques, député et sénatrice. Née à Montréal, elle fait des études au couvent d’Outremont, puis à la Sorbonne et à l’Institut catholique de Paris. D’abord critique littéraire dans divers journaux et revues, elle s’intéresse rapidement aux affaires publique et se consacre pendant plusieurs années à l’écriture d’ouvrages d’analyse de l’actualité politique québécoise et canadienne. Le gouvernement fédéral la nomme membre de la Commission de l’unité canadienne le 24 août 1977. Elle fait le saut en politique québécoise deux ans plus tard : elle est élue députée libérale dans Prévost à l’élection partielle du 14 novembre 1979. Elle se présente à nouveau en 1981, mais cette fois elle n’est pas élue. Le gouvernement fédéral la nomme sénatrice en 1988. Elle est faite officier de l’Ordre du Canada en 1975 et officière de l’Ordre national du Québec en 1985. Publications : Chers ennemis, 1963 ; Mon pays, Québec ou le Canada ?, 1966 ; Québec Année Zéro. Une ou deux sociétés justes, 1989 ; De l’unité à la réalité, 1981 ; Le Mystère Québec, 1984 ; Et tournons la page..., 1989, Le Tourment et l’apaisement, 1990 ; Léon Dion, hier et demain, 1991 ; Chère sénateur, 1992 ; Les élus et les déçus, 1996.


Jules-Zénon Léon Patenaude (1926—1989), administrateur et éditeur. Il fait des études classiques au Juniorat de Marie-Immaculée de Chambly de 1940 à 1941. Il complète ensuite un cours commercial au Fortin Business College de Montréal (1941-1942), un cours d’assurance-vie à la Société des artisans canadiens-français (1947-1949) et, par correspondance, un cours en coopération, syndicalisme, caisses populaires et mutualité offert par le Centre social de l’Université d’Ottawa (1949-1950). Homme d’action, il exerce tout au long de sa vie de multiples fonctions au sein d’un grand nombre d’organisations. Il est ainsi, entre autres, membre actif des Jeunes Laurentiens (1943-1947), de l’Ordre de Jacques Cartier (1942-1959), de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (1943-1948) et de l’Association de la jeunesse canadienne-française (1945-1955). Il est président-fondateur de la Caisse d’économie Lafontaine de 1943 à 1945 et directeur-fondateur de la Caisse populaire St-Ambroise de Montréal de 1945 à 1953. Il prend également part à la fondation et milite au sein du Comité de moralité publique (1950-1960), de la Ligue d’action civique (1951-1964 ?) et de la Ligue des droits de l’homme (1963-1964). À partir des années 1950, il est très actif dans le monde du livre. De 1955 à 1960, il dirige les Éditions de la Cité et de 1960 à 1965, il est administrateur de la revue Cité libre. Il dirige ou prend part à l’administration de l’Association des libraires du Québec (1960-1973), l’Association des éditeurs canadiens (1960-1977), les Éditions du Jour (1961-1963), la Société des écrivains canadiens (1961-1965), le Salon du livre de Montréal (1961-1966), le Conseil supérieur du livre (1961-1977), l’Agence littéraire des éditeurs canadiens-français (1962-1977), le Canadian Copyright Institute (1963-1969), la Société canadienne-française de protection du droit d’auteur (1969-1976) et la Foire internationale du livre de Montréal (1973-1977). Il siège par ailleurs aux conseils d’administration de plusieurs organismes dont les Amis du Devoir, les Amis de Gérard Pelletier, l’Association de paralysie cérébrale du Québec et la Fondation Lionel-Groulx (1983-1988). Il reçoit plusieurs distinctions honorifiques dont le titre de membre de l’Ordre du Canada (1977) et la Croix de commandeur du Mérite et dévouement français (1978). Publications : Le vrai visage de Jean Drapeau, 1962 ; plusieurs articles dans divers journaux et revues, dont Action civique, Relations, Vient de paraître et Vrai.


René Hardy [4] (1943—), historien. Professeur émérite de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il est chercheur associé au Centre interuniversitaire d’études québécoises et membre de la Société royale du Canada. Publications : Les zouaves, 1980 ; Forêt et société en Mauricie (collab.), 1984 ; La Normandie et le Québec vus du presbytère, 1987 ; Contrôle social et mutation de la culture religieuse au Québec, 1830-1930, 1989 ; La sidérurgie dans le monde rural, 1995 ; Histoire de la Mauricie (collab.), 2004 ; Tavibois, 1951-2009, 2010.


Andrée Désilets (1928—), historienne et professeure à l’Université de Sherbrooke. De 1970 à 1990, elle enseigne à titre de professeure au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Elle obtient le titre de professeure émérite en 1991. Au cours de sa carrière universitaire, elle consacre ses travaux à l’histoire canadienne et québécoise, à l’histoire régionale et à la biographie historique. Membre du Groupe de recherche en histoire des Cantons-de-l’Est fondé en 1982, elle a publié plusieurs articles majeurs sur le sujet, en particulier sur la ville et la région de Sherbrooke. En plus de son travail d’enseignante et de chercheure, elle a pris part à la vie de divers organismes voués à l’histoire, dont la Société canadienne d’histoire de l’Église catholique, la Société d’histoire de Sherbrooke, l’Institut d’histoire de l’Amérique française et la Fondation Lionel-Groulx. Elle est membre de la Société royale du Canada depuis 1982. La Ville de Sherbrooke lui décernait un prix Carrière en 1991. Publications : Hector-Louis Langevin. Un Père de la Confédération canadienne (1826-1906), 1969 ; Les 25 ans de l’Université de Sherbrooke, 1954-1979, 1982 ; L’Action sociale à Sherbrooke, Caritas-Sherbrooke, 1957-1982, 1982 ; Les Noms de rues de Sherbrooke (1825-1980), 1984 ; Histoire d’un syndicat universitaire, la SPUS, 1973-1983, 1984 ; Louis-Rodrigue Masson, un seigneur sans titres, 1985 ; La Vie musicale à Sherbrooke, 1820-1989, 1989 ; Sherbrooke, 1802-2002, 1998. Elle a également signé plusieurs articles dans le Dictionnaire biographique du Canada et le Dictionnaire des œuvres littéraires au Québec.

Notes

[1Cesse d’exercer ses fonctions le 4 septembre 1985.

[2Cesse d’exercer ses fonctions le 4 septembre 1985.

[3Cesse d’exercer ses fonctions le 4 septembre 1985.

[4Cesse d’exercer ses fonctions le 4 septembre 1985.

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