Conseil d’administration en 1992

Président

Gilles Mercure, banquier et administrateur. Il fait d’abord des études de droit à l’Université de Montréal et ensuite une maîtrise en administration des affaires (MBA) à la Harvard University. Il est secrétaire adjoint de la Commission royale d’enquête sur le système bancaire et financier de 1961 à 1964. Il débute une longue carrière à la Banque nationale en 1964. Il est nommé vice-président exécutif en 1979, puis président et chef de l’exploitation en 1984. Il siège au conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx de 1986 à 1995 et exerce la présidence de la Fondation de 1988 à 1993.


Secrétaire et directeur général

Jean-Marc Léger (1927—2011), journaliste, éditorialiste, diplomate, haut-fonctionnaire. Diplômé en droit, en sciences sociales et en histoire, il débute une carrière de journaliste à La Presse (1951-1956), où il est reporter et rédacteur dans le domaine de l’information internationale. En 1957, il passe à la salle de rédaction du Devoir, où il demeure jusqu’en 1962. Son métier, qui le met en relation avec des collègues francophones de partout à travers le monde et sa grande passion pour la langue française, l’amènent à diriger l’Union canadienne des journalistes de langue française (1955-1961) et l’Association internationale des journalistes de langue française (1960-1962). De 1961 à 1963, il dirige l’Office de la langue française, rattaché au ministère des Affaires culturelles du Québec, nouvellement créé. Il est de retour au Devoir, à titre d’éditorialiste, de 1963 à 1967. De 1961 à 1978, il est le premier secrétaire général de l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF), organisation dont il est un des fondateurs. Depuis Paris, il met sur pied l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), ancêtre direct de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et en assure le secrétariat général de 1970 à 1974. En 1978, le gouvernement québécois le nomme délégué général du Québec à Bruxelles. De retour au pays en 1981, il occupe divers postes dans la fonction publique québécoise : sous-ministre adjoint au ministère de l’Éducation (1981-1984), sous-ministre adjoint (1984-1986) et commissaire général à la Francophonie (1986-1989) au ministère des Relations internationales. Il termine sa riche carrière comme directeur de la Fondation et du Centre de recherche Lionel-Groulx (1989-1998) et conseiller en relations internationales. En plus d’être quatre fois docteur honoris causa, il est décoré des ordres nationaux du Québec, du Niger, du Gabon, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, de France et de Belgique. Publications : Afrique française, Afrique nouvelle, 1958 ; La Francophonie : grand dessein, grande ambiguïté, 1987 ; Vers l’indépendance ? Le pays à portée de main, 1993 ; Le temps dissipé : souvenirs, 1999.


Rosaire Morin (1923—1999), homme d’affaires et administrateur. Détenteur d’un diplôme d’assureur-vie agréé AVA/CLU (1949), il exerce le métier d’agent d’assurances (1947-1949), gérant d’agence (1949-1955) et assureur-vie (1955-1962) à La Sauvegarde. Tout au long de sa vie, il exerce diverses fonctions dans plusieurs mouvements de jeunesse et de nombreuses organisations à caractère économique, éducationnel et nationaliste. Il est notamment président et directeur général des Jeunesses laurentiennes (1943-1947), président du Comité de propagande du drapeau (1943-1949), membre actif de l’Ordre de Jacques Cartier à compter d’au moins 1943 et de l’Ordre de Jean Talon à partir de 1962. Il est également membre (1958-1982) et président (1981-1982) de la Ligue d’action nationale, directeur et rédacteur en chef de la revue L’Action nationale (1981-1982 et 1989-1999). Il dirige les revues Directives (1963-1965) et Idées en marche (1965-1966) et joue un rôle central, à titre de vice-président et directeur général, dans l’organisation des États généraux du Canada français (1966-1969). Président et directeur général du Conseil d’expansion économique (1967-1982), il assure la direction de sa publication La Prospérité de 1967 à 1977. Il siège par ailleurs aux conseils d’administration de la Société nationale de fiducie (1975-1978), de la Société de développement industriel du Québec (1978-1981), de la Fondation Lionel-Groulx (1966-1995) et occupe un poste de conseiller à la Vice-présidence de l’information à Hydro-Québec (1985-1988). Il est fait chevalier de l’Ordre national du Québec en 1999. La ligue d’action nationale décerne un prix en son honneur depuis 2011. Publications : L’immigration au Canada, 1966 ; Réalités et perspectives économiques. Faut-il confier à New York l’avenir des Canadiens français ?, 1966 ; Le statut particulier, une illusion. Faut-il confier aux autres l’avenir des Canadiens-français ?, 1967 ; Demain, que sera le Québec ? Que puis-je faire pour le Québec ?, [1969 ?] ; La réponse du Québec (en collab.), 1980 ; Le gros bon sens. S’attaquer aux vrais problèmes du Québec, 1981. Il signe de nombreux articles dans L’Action nationale, Les Cahiers des États généraux du Canada français, Le Journal de Montréal, le Journal des affaires et La Prospérité.


Juliette Lalonde-Rémillard est née à Vaudreuil en 1916. Elle étudie l’histoire et la littérature à l’Université de Montréal de 1937 à 1940 et obtient un certificat de bibliothéconomie en 1942. En 1937, elle entre au service de son oncle, le prêtre et historien Lionel Groulx, à titre de secrétaire particulière, poste qu’elle occupe jusqu’au décès de celui-ci en 1967. Étroitement associée aux œuvres de son oncle, elle est secrétaire (1947-1967), puis secrétaire administrative (1967-1978), de l’Institut d’histoire de l’Amérique française et de la Revue d’histoire de l’Amérique française ; secrétaire administrative de la Fondation Lionel-Groulx (1956-1989) ; directrice-relationniste, secrétaire administrative et responsable de la documentation du Centre de recherche Lionel-Groulx (CRLG), organisme fondé en 1976 par la Fondation Lionel-Groulx, et dont elle est la principale animatrice jusqu’en 1989. En sa qualité de témoin privilégié de la vie et de l’œuvre de Lionel Groulx, elle participe à plusieurs entrevues radiophoniques et télévisées, et est invitée comme conférencière par diverses sociétés et organisations à vocation historique. Officiellement à la retraite depuis 1989, elle siège au conseil d’administration de la Fondation-Lionel Groulx jusqu’en 2009. Publications : L’œuvre du chanoine Lionel Groulx : témoignages, bio-bibliographie (collab.), 1964 ; Mes mémoires / Lionel Groulx (éd.), 1970-1974 ; Lionel Groulx : journal 1895-1911 (éd. critique, collab.), 1984 ; Correspondance, 1894-1967 / Lionel Groulx (éd. critique, collab.), 1989- ; Cent soixante femmes du Québec, 1834-1994 (collab.), 1996 ; Lionel Groulx, l’homme que j’ai connu, 2000 ; auteure de plusieurs instruments de recherche du CRLG, elle signe aussi quelques chroniques et articles parus dans diverses revues, dont L’Action nationale, le Bulletin de l’Association des études canadiennes, Les Cahiers d’histoire du Québec au XXe siècle et la Revue d’histoire de l’Amérique française.


Jean-Pierre Wallot (1935—2010), historien, professeur, archiviste et administrateur public. Après des études classiques au Séminaire de Valleyfield, il entre à l’Université de Montréal pour y étudier l’histoire. Sa thèse de doctorat publiée en 1965 a pour titre « Le Bas-Canada sous l’administration de Craig (1807-1811) ». En 1972, il est nommé professeur titulaire à l’Université de Montréal. Au fil des années, il accepte divers postes administratifs : directeur du Département d’histoire (1973-1975), vice-doyen aux études (1975-1978) et vice-doyen à la recherche (1979-1982) de la Faculté des arts et des sciences, de même que vice-recteur aux études de l’Université de Montréal (1982-1985). Il quitte l’Université de Montréal en 1985 pour prendre la direction des Archives nationales du Canada à Ottawa. Il quitte cette dernière fonction en 1997 et retourne ensuite à l’enseignement et à la recherche en histoire à l’Université d’Ottawa. Il est fait officier de l’Ordre du Canada en 1991. Publications : Intrigues françaises et américaines au Canada, 1800-1802 (1965), Les Imprimés dans le Bas-Canada, 1801-1840. Bibliographie analytique (en collab., 1967), Confrontations. Choix de textes sur des problemes politiques, économiques et sociaux du Bas-Canada (1806-1810) (en collab., 1970), Un Québec qui bougeait. Trame socio-politique du Québec au tournant du XIXe siècle (1973).


Jeannine David McNeil est professeure honoraire à l’Institut d’économie appliquée de l’École des hautes études commerciales de Montréal (HEC Montréal). Spécialiste de l’équité salariale, elle réalise plusieurs travaux de recherche sur cet enjeu, notamment pour le compte du ministère du Travail et de la Main-d’œuvre du Québec et de la Commission de l’emploi et de l’immigration du Canada. Elle est également consultante auprès d’entreprises devant revoir leurs échelles de rémunération en vertu de la Loi sur l’équité salariale. Elle a publié, seule ou en collaboration, divers ouvrages sur le travail des femmes, dont les suivants : Productivité et qualité de vie au travail, 1982 ; Autonomie économique des femmes, 1983 ; Une lente ascension vers l’égalité, défi des travailleuses québécoises, 1991.


Journaliste et essayiste, Hélène Pelletier-Baillargeon a poursuivi ses études littéraires à l’Université de Montréal, puis à l’École des hautes études et à la Sorbonne de Paris. De retour au Québec, elle rejoint l’équipe de rédaction de la revue Maintenant dont elle deviendra directrice de 1972 à 1974. Elle collabore ensuite à plusieurs revues et journaux et devient membre de divers organismes et conseils d’administration à vocation culturelle. Comme auteure, elle a publié divers essais dont deux biographies : Marie Gérin-Lajoie, parue en 1985 et récompensée du Prix Maxime-Raymond de l’Institut d’histoire de l’Amérique française (IHAF) et Olivar Asselin et son temps, en trois tomes publiés en 1996, 2002 et 2010. Le troisième tome lui a valu le Prix de la Présidence de l’Assemblée nationale en 2011. Elle est membre de l’Ordre des francophones d’Amérique depuis 1991 et chevalière de l’Ordre national du Québec depuis 1999. Elle recevait en 2011 le prix Rosaire-Morin décerné par la Ligue d’action nationale.


Philippe-Denis Richard, avocat, membre du conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx de 1988 à 1992.


Jean Roy, membre du conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx de 1989 à 1995.


Pierre Lamy (1938—2014) analyste financier, gestionnaire de portefeuille et conseiller économique et financier indépendant. À partir de 1980, il siège sur plusieurs conseils d’administration dont ceux de Mines Noranda (1981-1991), d’Investissements Desjardins (1985-1995) et de Domtar (1992-2002), où il fut président du comité exécutif ainsi que vice-président du conseil en 1995 et 1996. À partir de 1971, il réalise plusieurs mandats en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, entre autres pour le compte de l’ACDI et du Centre d’étude en administration internationale des HEC. Il est par ailleurs conseiller économique et financier indépendant auprès de plusieurs caisses de retraite et groupes d’investissement (1971-2002). Fortement intéressé par l’histoire, la généalogie et le patrimoine, il y consacre ses moments de loisirs et prend part aux activités d’organismes culturels tels la Fondation Lionel-Groulx, la Société historique de Saint-Henri et la Société généalogique canadienne-française. Retraité en 2002, il se voue à l’écriture. À compte d’auteur, il publie Agenda 2000, constitué de quatre recueils de textes poétiques et D’un quartier ouvrier… aux quartiers de la finance, itinéraire d’un Montréalais, 1938-1983 (2010).


JPEGJean Éthier-Blais (1925—1995), diplomate, professeur et homme de lettres. Il est diplômé des École normale supérieure et École pratique des hautes études de Paris (1948-1950), de l’Université de Munich (1952-1953) et détenteur d’un doctorat ès lettres de l’Université Laval (1971). Entré au ministère des Affaires extérieures du Canada en 1953, il œuvre comme diplomate jusqu’en 1958, d’abord à titre de secrétaire de l’Ambassade canadienne à Paris et ensuite à Varsovie, puis comme représentant permanent auprès de la Commission de contrôle à Hanoi. Passé à l’enseignement universitaire en 1960, il est professeur de littérature française et québécoise à l’Université Carleton (Ottawa) jusqu’en 1962, puis à l’Université McGill de Montréal où il demeure jusqu’en 1990 et dont il dirige aussi, de 1971 à 1973, le Département d’études françaises. Parallèlement à sa carrière d’enseignant, il assume, à partir de 1961 et jusqu’en 1983, la fonction de critique littéraire et de « carnettiste » au Devoir, journal auquel il collabore sporadiquement jusqu’en 1990. Il produit également une œuvre littéraire importante et diverse comprenant une vingtaine de titres : romans, essais et recueils de poésie. Professeur invité des universités de Paris, de Strasbourg, de Provence et de Bologne, il est président de plusieurs associations littéraires telles le P.E.N. Club international, dont il préside la Section québécoise de 1982 à 1994. Il est également membre (à partir de 1991) et président (de 1993 à son décès) du conseil d’administration de la Fondation et du Centre de recherche Lionel-Groulx. Il remporte plusieurs prix littéraires dont le Prix Athanase-David de 1989. Il est fait officier de l’Ordre national du Québec en 1990. Publications : Signets (essais), 1967-1973 ; Mater Europa (roman), 1968 ; Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas (en collaboration), 1973 ; Le manteau de Rubén Dario : nouvelles, 1974 ; Dictionnaire de moi-même : essai, 1976 ; Autour de Borduas : essai d’histoire intellectuelle, 1979 ; Les pays étrangers (roman), 1982 ; Entre toutes les femmes : roman, 1988 ; Le siècle de l’abbé Groulx : signets IV, 1993 ; Minuit chrétiens : roman, 1994.


Marcel Couture (1927—1999) archiviste, journaliste, administrateur. Il débute sa carrière comme archiviste judiciaire à Trois-Rivières, ville où il est né. Il pratique ensuite le journalisme pendant quelques années avant de quitter le Québec pour l’Alberta, en 1957, pour un poste à Radio-Canada. À son retour en 1960, il entre au service d’Hydro-Québec, qui lui confie le poste de vice-président aux communications et aux affaires publiques. Durant ses 30 années de carrière dans la société d’État, il offre un soutien marqué aux arts et à la culture. Il fonde entre autres le magazine Forces en 1966 et dirige deux pavillons lors de l’Exposition universelle de 1967. À la retraite à compter de 1990, il poursuit son engagement dans le milieu de la culture : il préside le Salon du livre de Montréal (1990-1999), la Fondation du journal Le Devoir (1990-1999) et siège au conseil d’administration de la Fondation Lionel-Groulx (1991-1999). Il est fait officier de l’Ordre des Arts et des lettres de la République française en 1997 et chevalier de l’Ordre national du Québec en 1999.


Née à Rouyn-Noranda, Nicole Boudreau s’établit à Montréal dans les années 1970. En 1981, elle étudie les communications à l’École de radio et de télévision Promédia. Trois ans plus tard, en 1984, elle assume le poste de directrice des communications et de l’animation à la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, puis en 1986, celui de directrice des communications au Mouvement national des Québécoises et Québécois. La même année, elle devient la première femme élue à la présidence de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Suite à son mandat, en 1989, elle accepte la direction générale du Comité de la Fête nationale. En 1991, elle passe à la direction du Service des relations avec la communauté de la Corporation des Fêtes du 350e anniversaire de Montréal. De 1994 à 1995, elle est porte-parole de la coalition Partenaires pour la souveraineté. En 1998, elle épouse la cause de la Coalition Eau Secours ! et devient « Porteuse d’eau ». De 2000 à 2002, elle complète une maîtrise en planification et gestion du tourisme à l’Université du Québec à Montréal. De 2004 à 2006, elle occupe le poste de responsable de la programmation à la Société de promotion du canal de Lachine. Depuis septembre 2006, elle est chef de cabinet à la Mairie de l’arrondissement du Sud-Ouest.

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