Les Figures de la liberté : programme septembre - décembre 2021


La série Figures marquantes de notre histoire se poursuit avec un nouveau cycle de huit rencontres consacrées aux figures de la liberté. Sous réserve de nouvelles consignes sanitaires, les évènements seront offerts en public à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque avec une capacité réduite afin de respecter la distanciation sociale, ainsi qu’en webdiffusion.

  • Pour réserver vos places, les liens de billetterie sont indiqués après chaque rencontre ci-dessous. Réservation gratuite et obligatoire.
  • Les rencontres seront diffusées simultanément sur la page Facebook de la Fondation et sur la plateforme gratuite de notre partenaire Webtv.coop, ici.

Programme des rencontres


Invité : Robert Aird, historien, spécialiste de l’humour au Québec
Animateur : Éric Bédard, historien

Née le 25 août 1903 à Montréal, Rose Ouellette, dite La Poune, est une comédienne, humoriste et directrice de théâtre québécoise. Issue d’une famille pauvre du Faubourg à m’lasse, elle devient le premier personnage comique féminin québécois et connaît un succès fulgurant aux côtés d’Olivier Guimond (père) durant les années 1920. Première femme en Amérique du Nord à diriger deux théâtres, le théâtre Cartier et le théâtre National, elle contribue à faire connaître tous les grands noms du burlesque québécois et de la chanson, notamment Alys Robi. Vue sur scène par plus de trois millions de spectateurs en 75 ans de carrière, La Poune est une véritable pionnière de l’humour au Québec.

Robert Aird est historien et auteur de plusieurs ouvrages sur l’humour au Québec, notamment L’imaginaire comique dans le cinéma québécois écrit avec Marc-André Robert, Histoire de la caricature au Québec écrit avec Mira Falardeau et Qu’en dis-tu Socrate ? écrit avec Yves Trottier. Il a co-dirigé Les Cyniques, le rire de la révolution tranquille, le premier ouvrage réalisé par l’Observatoire de l’humour, un regroupement d’universitaires et de praticiens, fondé à l’initiative de Louise Richer, qu’il a contribué à mettre sur pied. Il enseigne l’histoire du rire à l’École nationale de l’humour et est co-concepteur d’un cours sur l’histoire culturelle du comique à la TÉLUQ.



Invitée : Pascale Ferland, scénariste, réalisatrice, productrice et programmatrice
Animateur : Éric Bédard, historien

Née le 23 mai 1928 à Trois-Rivières, Pauline Julien est une chanteuse, autrice-compositrice-interprète et actrice québécoise. Surnommée « la passionaria du Québec », elle s’est engagée toute sa vie pour l’indépendance du Québec et la défense des droits des femmes. Après avoir entamé sa carrière dans les cabarets parisiens durant les années 1950, Pauline Julien interprète presque exclusivement des chansons d’auteurs québécois dans les années 1960, alors que son engagement politique s’intensifie. Elle refuse d’ailleurs de chanter devant la reine Elizabeth II en 1964 et est arrêtée lors de la crise d’Octobre de 1970. Pendant plus de 30 ans, Pauline Julien est également la compagne du poète et député péquiste Gérald Godin.

Pascale Ferland est scénariste, réalisatrice, productrice et programmatrice. Depuis 2015, elle enseigne la recherche et l’écriture documentaire à l’Institut national de l’image et du son. En 2003, elle signe un premier long-métrage, L’Immortalité en fin de compte, finaliste pour le prix Jutra du meilleur documentaire. Puis, elle fonde Qui vivra verra films afin de produire ses propres réalisations. En 2007, elle reçoit le Prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton pour la qualité exceptionnelle de ses réalisations. Son plus récent documentaire, Pauline Julien, intime et politique (2018), a été primé à plusieurs reprises. À travers son travail, elle aborde des enjeux liés à la passion pour l’art ou le cinéma.



Invité : Marcel Jean, directeur général de la Cinémathèque québécoise
Animateur : Éric Bédard, historien

Cinéaste, polémiste, indépendantiste, Pierre Falardeau est connu pour son franc-parler et son langage coloré, souvent qualifié de vulgaire. Mais il était aussi un intellectuel, pionnier de l’utilisation de l’audiovisuel dans le cadre des études universitaires, une figure majeure de la vidéo politique au Québec au cours de la décennie 1970. Il a créé avec Julien Poulin le personnage d’Elvis Gratton, devenu depuis un mythe populaire symbolisant l’aliénation et l’acculturation québécoise. Ce succès permet au cinéaste de tourner des films plus ouvertement politiques et pave ainsi la voie à sa reconnaissance tardive auprès de la critique. Son audace a fait de lui l’un des principaux porte-voix du discours indépendantiste au cours des décennies 1990 et 2000.

Amorçant sa carrière comme critique, Marcel Jean cumule depuis diverses fonctions dans le milieu du cinéma. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Le Dictionnaire des films québécois. Il a produit ou coproduit de nombreux films à titre de producteur exécutif du studio d’animation du Programme français de l’ONF, puis au sein de la société de production L’Unité centrale. Il a aussi enseigné l’histoire et l’esthétique du cinéma à l’Université de Montréal et a été directeur du programme documentaire à l’Institut national de l’Image et du son. Marcel Jean est directeur général de la Cinémathèque québécoise depuis 2015 et Délégué artistique du Festival international du film d’animation d’Annecy depuis 2012.



Invité : Harold Bérubé, professeur à l’Université de Sherbrooke
Animateur : Éric Bédard, historien

Né à Saint-Hyacinthe en 1881, Télesphore-Damien Bouchard commence sa carrière comme journaliste. Il fait ses premiers pas en politique municipale en 1905 et sera maire de Saint-Hyacinthe de manière presque ininterrompue entre 1917 et 1944. Élu député une première fois en 1912, il devient rapidement un des plus importants et habiles politiciens du Québec, occupant une large variété de postes prestigieux incluant différents ministères, la présidence d’Hydro- Québec et un siège au Sénat canadien. Mais surtout, Bouchard conciliera cette brillante carrière politique à une défense éclatante des idées libérales les plus progressistes de l’époque, allant de la nationalisation de l’hydroélectricité au droit de vote des femmes, en passant par la gratuité scolaire et un anticléricalisme parfois virulent.

Harold Bérubé est professeur titulaire au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Il est membre du réseau VRM, du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et du Centre de recherche interdisciplinaire en études montréalaises. Il est également codirecteur de la Revue d’histoire urbaine. Son premier livre, Des sociétés distinctes. Gouverner les banlieues bourgeoises de Montréal, 1880-1939, est paru en 2014. Il a récemment fait paraître un second ouvrage intitulé Unité, autonomie, démocratie. Une histoire de l’Union des municipalités du Québec (1919-2019). Ses recherches actuelles portent sur les rôles de la presse à grand tirage dans l’écosystème urbain montréalais entre 1884 et 1929.

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