Histoire de l’Amérique française (Havard, Vidal)

JPEGTitre : Histoire de l’Amérique française

Auteur : Gilles Havard (1967-) et Cécile Vidal

Éditions : Paris, Flammarion, 2003, 560 p.

Description : L’Histoire de l’Amérique française est le fruit de la collaboration de deux historiens français, Gilles Havard et Cécile Vidal. Le premier, spécialiste des relations entre Européens et Amérindiens, a rédigé les chapitres consacrés aux étapes de la colonisation et aux rapports avec les Amérindiens. Ceux traitant du contexte économique et social ont été confiés à Cécile Vidal, spécialiste de l’histoire de la Louisiane.

D’abord destiné à un public français, cet ouvrage possède toutes les qualités d’une synthèse générale. Les auteurs y prennent en compte l’ensemble des territoires du continent nord-américain touchés par l’impérialisme français. Ils choisissent donc d’achever leur ouvrage, non avec la perte du Canada par la France, mais bien avec celle de la Louisiane en 1803. Attachés à l’histoire des contacts socio-culturels, ils insistent également sur l’alliance entre les Français et les Amérindiens. Cette alliance est pour eux un facteur essentiel de la constitution de la colonie et a permis la formation d’une société multiethnique qui fait la spécificité de la colonisation française.

Références : Leslie Choquette, RHAF, vol. 58, n° 2, 2004, p. 265-268. ; Michel Duquet, Histoire sociale, vol. 37, n° 74, 2004, p. 288-290. ; Marie Houllemare, Histoire, économie et société, vol. 25, n° 1, 2006, p. 149.

En ligne : editions.flammarion.com

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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