Histoire du Canada (Michel Bibaud)

JPEG Titre : Histoire du Canada

Auteur : Michel Bibaud (1782-1857)

Éditions : 1ère éd. : Histoire du Canada sous la domination française, Montréal, John Jones, 1837, 370 p. et Histoire du Canada et des Canadiens sous la domination anglaise, Montréal, Lovell et Gibson, 1844, 418 p. ; 2e éd. rev., corr. et augm. : Histoire du Canada sous la domination française, Montréal, Lovell et Gibson, 1843, 414 p. et Histoire du Canada et des Canadiens sous la domination anglaise, Montréal, Lovell, 1878, 512 p.

Description : En publiant le premier tome de son Histoire du Canada en 1837, Michel Bibaud, journaliste et fonctionnaire, faisait œuvre de pionnier parmi les siens. En effet, il s’agissait de la première fois qu’un natif du Canada écrivait l’histoire de son propre pays.

Dans la préface du premier tome, Bibaud explique son intention de donner à ses compatriotes « [u]ne histoire suivie, uniforme et complète du Canada ». C’est sur le mode de la chronique qu’il choisit de présenter l’importante masse de faits qu’il a recueillie dans les ouvrages de ses devanciers Charlevoix et Smith pour le tome portant sur le régime français et dans la presse bas-canadienne pour le tome portant sur le régime anglais.

Son ouvrage est plutôt mal reçu par ses contemporains et les choses ne s’améliorent pas avec le passage du temps. (Voir les références.)

Références : Céline Cyr, DBC, vol. VIII, 1985, p. 97-99. ; Pierre Savard, DOLQ, 1980 ; Claude Tousignant, RS, vol. 15, n° 1, 1974, p. 21-30. ; Fernand Dumont, RS, vol. 12, n° 1, 1971, p. 123. ; Guy Frégault, L’Action universitaire, vol. 11, no 12, déc. 1944, p. 1-7.

En ligne : archive.org, books.google.ca, banq.qc.ca

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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