La civilisation de la Nouvelle-France (Guy Frégault)

Titre : La civilisation de la Nouvelle-France, 1713-1744

Auteur : Guy Frégault (1918-1977)

Éditions : Montréal, Éditions Pascal, 1944, 285 p. ; Montréal, Éditions Fides, 1969, 242 p. ; Saint-Laurent, Éditions BQ, 1990, 312 p.

Description : Guy Frégault, jeune professeur à l’Université de Montréal, a 25 ans lorsqu’il publie La civilisation de la Nouvelle-France. Ce « petit ouvrage de jeunesse », paru quelques mois seulement après la publication de sa thèse de doctorat Iberville le Conquérant, confirme le talent de son auteur qui obtient le prix David en 1947.

L’ambition de ce petit livre, dont le titre initial était Recherches sur la Nouvelle-France, est vaste. Il s’agit de définir une « civilisation » de la Nouvelle-France et d’en analyser les spécificités. Le cadre chronologique, de 1713 à 1744, est celui de la paix de Trente Ans. Cette période de paix, bien qu’elle puisse parfois donner une « impression de médiocrité », est le cadre d’un développement normal et apaisé pour la société canadienne. Elle est donc idéale pour une étude approfondie des structures propres de cette société.

Guy Frégault décrit la construction d’une identité canadienne à travers ses caractéristiques économiques, politiques et culturelles. Il démontre qu’une « conscience nationale » distincte existe en Nouvelle-France, dès la première moitié du XVIIIe siècle.

Références : Guy Frégault, Vingt-cinq ans après, 2e éd., 1969. ; Julien Goyette, FLG, 2012.

En ligne : livres-bq.com

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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