La colonisation de la Nouvelle-France (Émile Salone)

JPEGTitre : La colonisation de la Nouvelle-France. Étude sur les origines de la nation canadienne française

Auteur : Émile Salone (1858-1928)

Éditions : Paris, E. Guilmoto, éditeur, 1905, 467 p. ; Trois-Rivières, Éditions Le Boréal Express, 1970, 505 p.

Description : Émile Salone, ancien élève de l’École des Chartes, professeur d’histoire et de géographie au lycée Condorcet, publie en 1905 sa thèse de doctorat soutenue à la Sorbonne sur La Colonisation de la Nouvelle-France. En 1907 il obtient grâce à cet ouvrage le prix Thérouanne de l’Académie française.

Émile Salone y décrit les étapes de la colonisation française en Nouvelle-France afin de découvrir les origines véritables de la nation canadienne. Il tente de comprendre pourquoi les Français n’ont pas « mieux réussi » en comparaison des colonies anglaises. JPEGMais, malgré toute les erreurs imputées à la France, il conclut en disant qu’elle est parvenu à fonder une nouvelle nation, que « la race canadienne a pris racine ».

Les grandes qualités d’analyse et de recherches de ce livre ont fait dire à l’historien québécois Guy Frégault qu’il s’agissait de « la meilleure synthèse de l’histoire du Canada sous le régime français » (préface de l’édition de 1970).

Références : Eugène Welvert, BEC, vol.67, 1906, p. 296-297.

En ligne : archive.org ; gallica.bnf.fr ; editionsboreal.qc.ca

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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