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La dernière GRANDE Fête nationale ?

mardi 16 juin 2015

Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) s’inquiète de la survie des grandes célébrations qui commémorent chaque année la Fête nationale du Québec. L’organisme, qui coordonne les activités de la Fête nationale sur l’ensemble du territoire depuis plus de 30 ans, a dû investir toutes ses réserves afin d’assurer la tenue des festivités de 2015, un exploit budgétaire qui ne pourra se répéter en 2016.

Dans une lettre ouverte diffusée ce matin, 181 personnalités (soulignant ainsi cette 181 e édition de la Fête nationale) de tous les horizons lancent un cri du cœur pour le maintien des célébrations de la Fête nationale et interpellent le gouvernement du Québec, de même que les acteurs de la société civile, les sociétés d’État et les entreprises privées, pour qu’ils financent à sa juste valeur notre seule grande célébration d’unité nationale.

Le directeur général du MNQ, Gilles Grondin, estime que les efforts de rigueur budgétaire ne doivent pas occulter l’importance de célébrer dignement la Fête nationale du Québec. « La saine gestion des budgets de la Fête nationale des dernières années a permis de maintenir l’essentiel des célébrations cette année, rappelle-t-il. Pour l’avenir, ce ne sont pas seulement les spectacles à grand déploiement qui sont en péril, mais aussi les milliers de défilés et les fêtes de proximité qui n’obtiendront pas le coup de pouce nécessaire à leur réalisation. Des choix seront à faire », explique-t-il.

Pour sa part, le président du MNQ, Gilles Laporte, rappelle que la Fête nationale doit être considérée pour ce qu’elle est : une véritable fête d’État. « Affaiblir la Fête nationale, c’est fragiliser notre identité, notre capacité d’intégration des nouveaux Québécois et notre image de nous-mêmes. Qui dit Fête nationale dit fête publique, accessible et pour tous », lance-t-il. Ce dernier souligne que plus des trois quarts des Québécois considèrent la Fête nationale comme « importante » et que plus de 92% la perçoivent, année après année, comme une réussite. « Nous espérons que le gouvernement prendra acte du caractère unique de cette commémoration et tendra l’oreille au cri du cœur lancé ce matin », conclut-il.

La lettre ouverte est disponible en ligne au derniereGRANDEfete.quebec.

Fondé en 1947, le Mouvement national des Québécoises et Québécois coordonne la mise en œuvre dela Fête nationale au nom du gouvernement du Québec depuis 1984.



- Télécharger le communiqué de presse original au format PDF.
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« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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