Les Nouvelles-Frances (Philip P. Boucher)

JPEGTitre : Les Nouvelles-Frances. La France en Amérique. 1500-1815

Auteur : Philip P. Boucher (1944-)

Éditions : Sillery, Éditions du Septentrion, 2004, 186 p.

Description : L’édition originale anglaise de ce livre paraît en 1989, dans le cadre des célébrations du bicentenaire de la Révolution française [1]. Cette année-là, la John Carter Brown Library de Providence dans l’État américain du Rhode Island présente une exposition intitulée « Les Nouvelles-Frances » et confie à l’historien Philip P. Boucher la tâche de préparer le catalogue qui l’accompagne. Le catalogue contient toutefois beaucoup plus que la reproduction et la description des œuvres de l’exposition car Boucher y signe une véritable synthèse de la colonisation française en Amérique, de 1500 à 1815. C’est cette synthèse d’un grand intérêt que Catherine Broué et Denis Vaugeois traduisent quelques années plus tard pour les Éditions du Septentrion.

La trame chronologique du livre va de 1500 à 1815 et se découpe selon les sept chapitres suivants : « Chapitre I : Approches de l’Amérique, 1500-1626 », « Chapitre II : Points d’ancrage, 1626-1664 », « Chapitre III : L’établissement du premier système colonial, 1664-1688 », « Chapitre IV : Guerre et empire, 1689-1715 », « Chapitre V : Apogée et catastrophe, 1715-1763 », « Chapitre VI : Déclin de l’empire colonial de l’ancien régime, 1763-1789 » et « Chapitre VII : La Révolution et la dernière crise, 1789-1815 ».

Références : Jacques Portes, RFHOM, vol. 77, n° 289, 1990, p. 226-227. ; Michael Cartwright, Eighteenth-Century Studies, vol. 26, no. 1, automne 1992, p. 167-170.

En ligne : septentrion.qc.ca

Notes

[1] Les Nouvelles-Frances. France in America, 1500-1815. An Imperial Perspective, Providence (RI), The John Carter Brown Library, 1989, 122 p.

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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