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Les membres du jury en 2013 et 2014

En 2013 et 2014, le jury du prix Jean-Éthier-Blais se composait de Mme Frédérique Bernier, de Mme Martine-Emmanuelle Lapointe et de M. Pierre Nepveu.


Président

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Crédit photo : Studio Photo Rose, Montréal, 2012.

Pierre Nepveu est professeur émérite de l’Université de Montréal, où il a enseigné la littérature de 1978 à 2009. Poète, il est notamment l’auteur de Romans fleuves et de Lignes aériennes, qui lui ont tous deux valu le prix du Gouverneur général. Comme critique et essayiste, il a consacré de nombreux travaux à la poésie québécoise et il est le co-auteur, avec Laurent Mailhot, d’une anthologie, La poésie québécoise des origines à nos jours. Il a consacré des enseignements et des écrits aux grands enjeux de la littérature québécoise contemporaine et aux littératures d’Amérique, notamment dans son essai Intérieurs du Nouveau-Monde. La biographie qu’il faisait paraître en 2011, Gaston Miron. La vie d’un homme, a obtenu ex æquo le prix Jean Éthier-Blais de la Fondation Lionel-Groulx. L’ensemble de son œuvre a été couronnée au Québec par le prix Athanase-David en 2005 et sa contribution à la littérature québécoise par l’Ordre du Canada en 2012.


Frédérique Bernier enseigne la littérature au cégep de Saint-Laurent. Elle est l’auteure de deux essais de critique littéraire : La voix et l’os. Imaginaire de l’ascèse chez Saint-Denys Garneau et Samuel Beckett, paru en 2010 aux Presses de l’Université de Montréal (coll. « Espace littéraire »), et Les essais de Jacques Brault. De seuils en effacements, publié chez Fides (coll. « Nouvelles études québécoises ») en 2004. Elle a fait paraître, plus récemment, un collectif intitulé Créatures. Figures esthétiques de l’auto-engendrement, chez Nota Bene (« coll. Nouveaux essais Spirale », 2012). Elle est également membre du comité de rédaction des cahiers littéraires Contre-jour.


Martine-Emmanuelle Lapointe est professeure agrégée au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal. Elle a publié chez Fides en 2008 Emblèmes d’une littérature. Le libraire, Prochain épisode et L’avalée des avalés (Prix Jean Éthier-Blais 2009). Elle a également collaboré à l’Histoire de la littérature québécoise, corédigé par Michel Biron, François Dumont et Élisabeth Nardout-Lafarge, paru aux Éditions du Boréal en 2007, codirigé les ouvrage Transmission et héritages de la littérature québécoise (PUM, 2011) et Le printemps québécois. Une anthologie (Écosociété, 2013). Elle s’intéresse plus particulièrement aux rapports entre histoire et mémoire dans les œuvres littéraires contemporaines, à la réception critique ainsi qu’à la question des filiations et des héritages intellectuels dans le roman anglophone et francophone du Québec.

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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