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Les membres du jury en 2016

Le jury du prix Jean-Éthier-Blais 2016 se composait de Mme Marilyn Randall, de M. Pascal Brissette et de Mme Jacinthe Martel. La décision du jury sera rendue en octobre. (Voir les années précédentes : 2011, 2012, 2013 et 2014, 2015.)


Présidente

Jacinthe Martel est professeure au Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal et membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ-UQAM). Ses recherches s’inscrivent surtout dans les champs de la génétique et de l’édition critique. Elle a collaboré à l’édition des Œuvres d’Hubert Aquin et des Œuvres complètes de Francis Ponge (sous la direction de B. Beugnot) et publié « Une fenêtre éclairée d’une chandelle ». Archives et carnets d’écrivains (2007) ainsi que Les carnets d’Alain Grandbois ou l’atelier portatif d’un voyageur (2011, avec M. P. Jolicoeur). Elle a dirigé plusieurs collectifs, dont Répertoire des archives littéraires et des manuscrits d’écrivains (2005), Archives littéraires et manuscrits d’écrivains. Politiques et usages du patrimoine (2008) et Les Marges de l’œuvre (2012). Elle collabore actuellement au projet HyperRoy.


Marilyn Randall est professeure titulaire au Département d’études françaises de l’Université de Western Ontario où elle enseigne la littérature québécoise et la théorie littéraire. Elle a collaboré, avec Janet Paterson, à l’édition critique de Trou de mémoire d’Hubert Aquin (Bibliothèque québécoise, 1993) et a fait paraître plusieurs études sur le roman de la Révolution tranquille. Elle a notamment travaillé sur l’œuvre d’Hubert Aquin, de Réjean Ducharme (Le contexte littéraire : lecture pragmatique d’Hubert Aquin et de Réjean Ducharme, 1990) et d’Anne Hébert. Au fil des années, elle s’est intéressée à l’histoire et à la pragmatique du plagiat littéraire (Pragmatic plagiarism : authorship, profit and power, 2001) ainsi qu’à la figure du Patriote et aux représentations des femmes à l’heure des Rébellions de 1837-38 au Québec (Les femmes dans l’espace rebelle, 2013). Elle travaille actuellement à un projet intitulé "Perspectives curieuses dans le roman fictif au Québec" où elle explore les paradoxes de la logique narrative et diégétique dans le roman québécois depuis 1965.


Pascal Brissette est professeur au Département de langue et littérature françaises de l’Université McGill depuis 2006. Ses recherches portent sur la malédiction littéraire, la bohème et les événements de poésie au Québec. Il a publié Nelligan dans tous ses états : un mythe national (Fides, 1998), La malédiction littéraire : du poète crotté au génie malheureux (PUM, 2005) et il a codirigé différents collectifs et numéros de revue, dont Bohème sans frontière (PUR, 2010), Deux siècles de malédiction littéraire (PULi, 2014) et « Poètes et poésies en voix au Québec (XXe-XXIe siècles) » (Voix et images, 2015, no 119). Il est directeur du Centre de recherches interdisciplinaires en études montréalaises (CRIEM) et du Programme d’études sur le Québec de McGill, et membre du Groupe de recherches sur les médiations littéraires et les institutions (GREMLIN).

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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