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Pour un meilleur enseignement de l’histoire du Québec dans notre réseau scolaire

lundi 21 mai 2012

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Coalition pour l’histoire

L’enseignement de l’histoire en général, de l’histoire culturelle, économique et sociale bien sûr, mais aussi et tout autant de l’histoire politique, est une condition incontournable de la vitalité démocratique d’une nation. Sans connaissance adéquate de notre histoire nationale, de notre héritage collectif, comment les jeunes générations de Québécoises et de Québécois peuvent-elles exercer, en toute connaissance de cause, leurs droits et devoirs de citoyens ? Comment les enfants des nouveaux arrivants peuvent-ils s’intégrer, pleinement, à leur société d’accueil ?

Depuis 2009, la Coalition pour l’histoire, regroupant de nombreuses associations, fait la promotion de l’enseignement de l’histoire à tous les ordres d’enseignement. Des études récentes, rendues publiques par cette coalition, révèlent que l’enseignement de l’histoire, particulièrement de l’histoire du Québec, du Canada et du fait français en Amérique, souffre indéniablement de graves lacunes : insuffisance de la formation des futurs professeurs d’histoire et effacement de la question nationale, des événements majeurs et des figures marquantes de notre histoire dans les programmes d’études au niveau secondaire, quasi disparition de l’offre de cours en histoire du Québec au niveau collégial (moins de 5 % des étudiants suivent un cours d’histoire du Québec), histoire politique du Québec de plus en plus négligée dans l’enseignement et la recherche universitaires.

Le 15 février dernier, une pétition signée par plus de 6 300 de nos concitoyens inquiets a été déposée à l’Assemblée nationale du Québec, lui demandant de corriger la situation. Or, le gouvernement fait malheureusement la sourde oreille et la Commission de la culture et de l’éducation refuse de se pencher sur la question.

Aussi lançons-nous aujourd’hui un appel citoyen aux députés de l’Assemblée nationale du Québec – tous partis confondus, car la nécessité d’un enseignement de l’histoire de qualité doit transcender toute partisannerie – pour qu’ils s’engagent à adopter d’urgence les mesures nécessaires à un meilleur enseignement de l’histoire du Québec dans notre réseau scolaire, notamment : l’accroissement de la formation disciplinaire en histoire pour les futurs enseignants, la restauration des faits marquants de l’histoire politique du Québec et du Canada dans l’enseignement secondaire, l’instauration d’un cours obligatoire d’histoire du Québec pour tous les étudiants des cégeps, la création de chaires du Québec en histoire nationale dans les universités et l’établissement, à l’Institut national de recherche scientifique, d’un axe de recherche dans ce même domaine.

L’histoire du Québec, nous l’affirmons sans hésitation, est à bien des égards une histoire remarquable qui mérite d’être racontée aux jeunes générations et à toutes les personnes qui viennent d’ailleurs pour s’inscrire dans cette histoire. Il est plus que temps d’agir pour revaloriser son enseignement !

Ont signé cet appel :

Marie-France Bazzo, animatrice, Jacques Beauchemin, sociologue, Yves Beauchemin, écrivain, Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Éric Bédard, historien, Raymond Bédard, président de la Société des professeurs d’histoire du Québec, Claude Béland, président de la Fondation Lionel-Groulx, Gaston Bergeron, président de la Fondation du Prêt d’Honneur, Lucien Bouchard, Premier ministre (1996-2001), Les Cowboys Fringants (Jérôme Dupras, musicien, Marie-Annick Lépine, musicienne, Jean-François Pauzé, musicien et Karl Tremblay, chanteur), Robert Comeau, historien et porte-parole de la Coalition pour l’histoire, Fernand Daoust, secrétaire général et président de la FTQ (1969-1993), Myriam D’Arcy, chercheure en histoire, Rock Demers, producteur de films, René Derouin, artiste multidisciplinaire, Richard Desjardins, auteur, compositeur, interprète et documentariste, Jean-Charles Déziel, président de la Société historique de Montréal, Louis Duclos, député à la Chambre des communes (1974-1984), Vincent Duhaime, président de l’Association des professeures et professeurs d’histoire des collèges du Québec, Joseph Facal, professeur à HEC Montréal, Philippe Falardeau, cinéaste, Denise Filiatrault, directrice artistique du Théâtre du Rideau Vert, Jean-Claude Germain, écrivain et dramaturge, Louis Gill, économiste, André Gladu, cinéaste, Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx, Micheline Lachance, journaliste et romancière, Jacques Lacoursière, historien, Jean-Paul L’Allier, maire de Québec (1989-2005), Laurent Lamontagne, professeur d’histoire, Bernard Landry, Premier ministre (2001-2003), Gilles Laporte, historien, Josiane Lavallée, historienne, Elsie Lefebvre, conseillère municipale de Villeray, Josée Legault, politologue et auteure, Normand Lester, auteur, journaliste et chroniqueur, Jean-François Lisée, journaliste et essayiste, Ianik Marcil, économiste, Alexis Martin, dramaturge, Marcel Masse, président de la Société Héritage de Champlain, Denis Monière, président de la Ligue d’action nationale, Jacques Parizeau, Premier ministre (1994-1995), Pierre-Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor, Hélène Pelletier-Baillargeon, journaliste et essayiste, Yann Perreau, auteur-compositeur-interprète, Gilles Proulx, animateur, Denise Robert, présidente et productrice chez Cinémaginaire, Émile Robichaud, directeur de l’Institut Marie-Guyart, Julie Snyder, animatrice et productrice, Chantale Trottier, présidente du Mouvement national des Québécoises et des Québécois, Denis Trudel, comédien.

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« Un peuple ne se sépare pas de son passé, pas plus qu’un fleuve ne se sépare de sa source, la sève d’un arbre, de son terroir. »
Lionel Groulx, 29 juin 1937.
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