• Français et immigration, les vœux pieux, c’est assez !

    11 février 2016

    Ce texte d’opinion des Partenaires pour un Québec français est paru dans Le Devoir du 11 février 2016.


    Les audiences sur le projet de loi 77 portant sur l’immigration au Québec se terminent cette semaine. Pour Partenaires pour un Québec français (PQF), l’élaboration d’une nouvelle loi était l’occasion attendue pour effectuer les révisions nécessaires en vue de favoriser une immigration en phase avec le développement social, économique et culturel du Québec.

    Malheureusement, le projet de loi sur l’immigration comporte plusieurs zones d’ombre et contient un nombre important d’articles de loi dont les modalités d’application seront déterminées par règlements (34 en tout !). C’est donc dire qu’ils seront soustraits aux débats démocratiques de l’Assemblée nationale. De plus, le projet 77 a été déposé sans que les divers intervenants n’aient pu avoir préalablement accès à la nouvelle politique d’immigration qui aurait normalement dû baliser les éléments législatifs.

    Outre ces angles morts, la mission de la nouvelle loi inquiète. Avec l’actuel gouvernement, un glissement s’opère vers une conception de l’immigration conçue comme un strict outil de recrutement de main-d’œuvre. Comme en a témoigné à cet égard l’Association des manufacturiers et exportateurs du Québec lors des audiences du projet de loi, nombre d’employeurs conçoivent l’immigration comme une source intarissable de travailleurs « clé en main », dont la francisation se produirait par processus spontané. Si nous sommes en accord avec le fait que l’immigration contribue au développement économique du Québec, nous croyons qu’il importe aussi d’assurer l’intégration des nouveaux arrivants à tous les aspects de la société québécoise.

    L’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) dévoilait récemment que le Québec rate déjà tristement sa cible en matière de francisation. Alors que l’immigration se concentre à 86 % sur l’Île de Montréal, 40 % des petites entreprises de la métropole exigent l’anglais pour tous leurs postes affichés et 31 % pour plusieurs de leurs postes. Encore à Montréal, la proportion d’individus travaillant dans le secteur privé généralement ou uniquement en français est passée de 62,5 % à 43,7 % entre 1997 et 2010. En 2010, seulement 12 % des travailleuses et des travailleurs utilisent seulement le français au travail.

    Nous nous serions attendus à ce que la nouvelle loi sur l’immigration permette au gouvernement du Québec de faire en sorte que l’immigration favorise la pérennisation de la langue française. Dans les faits, nous constatons que peu d’efforts sont mis de l’avant. Au contraire, le projet de loi reste timide quant à la maîtrise du français pour les catégories de travailleurs temporaires étrangers ainsi que pour les travailleurs économiques. De plus, il atrophie les responsabilités du ministre quant au maintien des programmes d’intégration et à la dispensation de services d’intégration linguistique.

    Nous croyons que pour assurer la vitalité du français ainsi que l’intégration harmonieuse de nouveaux citoyens, le gouvernement du Québec doit faire plus. Il doit consacrer les efforts nécessaires pour vérifier que le critère du français comme langue d’usage est respecté lors du recrutement et de la sélection des immigrants. De plus, les compensations financières offertes aux étudiantes et étudiants pour participer aux cours de francisation à temps plein devraient être bonifiées pour être plus attrayantes. Elles devraient aussi être offertes aux étudiantes et étudiants qui assistent aux cours de francisation donnés par les commissions scolaires. Pour les immigrants déjà en milieu de travail, les cours de francisation en entreprise offrent une avenue intéressante et adaptée aux nouveaux arrivants. Malheureusement, les coupes opérées par ce gouvernement libéral champion de l’austérité se conjuguent difficilement avec le besoin criant de développer une offre de cours accessible et adaptée.

    Comme beaucoup de Québécoises et de Québécois, nous croyons que l’intégration des nouveaux immigrants à la société québécoise passe par la connaissance du français comme langue commune. Madame la ministre, l’heure n’est plus aux vœux pieux, mais aux actions et aux mesures structurantes pour vitaliser le français. De nos rêves naît le possible !

    Ont signé ce texte : Daniel Boyer, président de la FTQ, Jacques Létourneau, président de la CSN, Louise Chabot, présidente de la CSQ, Lucie Martineau, présidente du SFPQ, Sylvain Mallette, président de la FAE, Antoine Côté, président de la FECQ, Maxime Laporte, Président général de la SSJB, Martine Desjardins, présidente du MNQ, Christian Rivard, président du Mouvement Québec français, Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx.  

  • Nouveaux ateliers de formation à Wikisource le premier dimanche de chaque mois à la Grande Bibliothèque

    10 février 2016

    Depuis février 2016, des wikisourciens d’expérience vous donnent rendez-vous à la Grande Bibliothèque le premier dimanche de chaque mois pour apprendre comment contribuer à Wikisource, la bibliothèque libre.

    Les objectifs de ces ateliers pratiques sont de montrer aux participants comment faire la relecture, la correction, la mise en page et la révision des textes et ainsi contribuer à la libre circulation du patrimoine littéraire de langue française, notamment celui du Québec et de la francophonie nord-américaine.

    La Fondation Lionel-Groulx vous invite à participer en grand nombre à ces ateliers qui se déroulent à la Grande Bibliothèque (475, boul. de Maisonneuve Est, Montréal, salle 3.120) :

    • 6 mars 2016, de 13 h à 16 h
    • 10 avril 2016, de 13 h à 16 h
    • 8 mai 2016, de 13 h à 16 h
    • 12 juin 2016, de 13 h à 16 h

    Rappelons que la Fondation Lionel-Groulx, en collaboration avec plusieurs partenaires, a récemment annoncé le téléversement dans Wikisource des Œuvres de Champlain (1870) et des discours et conférences d’Honoré Mercier (1890).

    Pour toutes les informations :

    - fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:BAnQ
    - fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Projet_Québec/Canada
    - fr.wikisource.org/wiki/Portail:Québec

  • Doctorat honorifique de l’UQÀM pour Léopold Beaulieu

    8 février 2016

    Léopold Beaulieu, président-directeur général de Fondaction et membre du conseil d’administration de notre fondation, vient de recevoir un doctorat honorifique de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM). Cet honneur lui est attribué afin de reconnaître « ses réalisations remarquables dans les domaines de l’économie et de l’innovation sociales ainsi que son engagement indéfectible en matière de développement durable et de coopération ».

    La remise avait lieu jeudi le 4 février à l’Amphithéâtre du pavillon Sherbrooke, dans le cadre du symposium « Économie sociale et finance solidaire », organisé par le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES).

    Pour toutes les informations :

    - www.actualites.uqam.ca

  • « Rêver Montréal », série de conférences sur les origines de Montréal

    5 février 2016

    C’est dans le but de faire connaître les visionnaires qui ont rêvé Montréal que le Centre le Pèlerin a développé, en collaboration avec trois communautés religieuses fondatrices, un programme de conférences intitulé « Rêver Montréal. D’un Nouveau Monde à l’autre : 1642-2017 ». Le programme, qui a commencé en janvier 2016, se poursuivra jusqu’en 2017, année du 375e anniversaire de Montréal.

    Voici l’horaire des trois prochains événements du programme :

    Pour toutes les informations sur le programme :

    - revermontreal.com

  • Figures marquantes de notre histoire : une huitième rencontre enlevante

    3 février 2016
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    Crédit photo : Nicole Giguère

    Hier soir, mardi le 2er février 2016, se déroulait à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque la huitième grande rencontre de la série Figures marquantes de notre histoire, organisée par la Fondation Lionel-Groulx en collaboration avec BAnQ, MAtv, Québecor et le Fonds de solidarité FTQ.

    Lors de cet événement, l’historien Éric Bédard recevait le réalisateur Pascal Gélinas pour discuter de Gratien Gélinas et des artisans du théâtre populaire.

    Rappelons que la rencontre a été captée par MAtv et qu’elle sera diffusée à l’automne 2016.

    Rappelons également que la neuvième grande rencontre qui aura lieu à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque le 8 mars 2016 avec la biographie Nicolle Forget portera sur Thérèse Casgrain et les pionnières des droits des femmes.

    Pour plus d’information, consultez la section de notre portail consacrée à la série.

  • RAPPEL : Gratien Gélinas et les artisans du théâtre populaire, le mardi 2 février à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque

    1er février 2016
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    Gratien Gélinas (1956). BAnQ Vieux-Montréal, fonds Antoine Desilets.

    Nous vous rappelons que la huitième grande rencontre de notre série Figures marquantes de notre histoire, avec réalisateur Pascal Gélinas, et intitulée « Gratien Gélinas et les artisans du théâtre populaire », aura lieu le mardi 2 février 2016 à 19 h 00 à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque.

    Pour assister à cette rencontre, les intéressés sont priés de réserver leurs sièges en ligne via le calendrier des activités de BAnQ.

    Pour plus d’information, consultez la section de notre portail consacrée à la série.


  • Les discours et les conférences d’Honoré Mercier téléversés dans Wikisource

    29 janvier 2016

    La Fondation Lionel-Groulx, Wikimedia Canada et la Société du patrimoine politique du Québec sont heureux d’annoncer le téléversement dans la bibliothèque libre Wikisource du livre Biographie, discours, conférences, etc., de l’hon. Honoré Mercier, publié en 1890 par Joseph Octave Pelland. Cette annonce coïncide avec la date de l’assermentation d’Honoré Mercier comme premier ministre du Québec le 29 janvier 1887.

    Dans le domaine public depuis plus de 70 ans, déjà numérisé par Internet Archive depuis 2009, le document aujourd’hui ajouté aux rayons de Wikisource servira à produire une nouvelle édition numérique libre, gratuite et de très haute qualité des discours et conférences du célèbre homme politique. En effet, la nouvelle édition bénéficiera du travail minutieux de correction, de révision et de relecture effectué par la vaste communauté des bénévoles de Wikisource.

    Rappelons qu’en novembre 2014 la Fondation Lionel-Groulx, Wikimedia Canada et l’Acfas ont lancé, dans le cadre du projet « Faire Montréal », une initiative visant la diffusion, la mise en valeur et l’appropriation par le public de notre patrimoine documentaire.

    Rappelons également que depuis février 2014, BAnQ, Wikimedia Canada, la Fondation Lionel-Groulx et l’Acfas collaborent afin d’offrir aux usagers de la Grande Bibliothèque, à Montréal, des ateliers sur le processus de contribution à l’édition francophone de l’encyclopédie libre Wikipédia.

    Pour accéder au document :

    - https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Honoré_Mercier

    Au sujet de Wikimedia Canada

    Wikimedia Canada est la section canadienne de la Fondation Wikimedia, un organisme de bienfaisance américain à la source de onze projets de contenus éducatifs et culturels librement réutilisables tels Wikipédia, Wikisource, Wiktionnaire, etc. La mission de Wikimedia Canada est de soutenir le savoir libre et réutilisable gratuitement.

    Au sujet de la Fondation Lionel-Groulx

    Créée par l’historien Lionel Groulx en 1956, la Fondation Lionel-Groulx est héritière de sa maison, de sa bibliothèque, de ses archives et de son œuvre intellectuelle et littéraire. La Fondation se reconnaît un devoir de mémoire envers son fondateur. La mission de la Fondation Lionel-Groulx est d’œuvrer à la promotion de l’histoire, de la langue et de la culture de la nation québécoise.

    Au sujet de la Société du patrimoine politique du Québec

    La Société du patrimoine politique du Québec (SOPPOQ) est un organisme sans but lucratif et non partisan créé en novembre 2001 à l’initiative de M. Marcel Masse, ancien ministre dans les gouvernements québécois et canadien. Sa mission est de mettre en valeur le patrimoine politique du Québec auprès du grand public.

  • Mardi c’est Wiki à BAnQ : 2 février 2016

    28 janvier 2016

    Le premier mardi de chaque mois, des wikipédistes d’expérience donnent rendez-vous à tous ceux et toutes celles qui désirent apprendre comment bien contribuer à Wikipédia.

    Les objectifs de ces rencontres sont d’améliorer le contenu francophone de Wikipédia, d’augmenter le nombre des contributeurs d’ici, de tirer profit des ressources documentaires et professionnelles de BAnQ et de diffuser massivement la connaissance sur le Québec et l’Amérique francophone.

    La Fondation Lionel-Groulx vous invite à participer en grand nombre à cette activité, qui se déroulera le mardi 2 février de 17h00 à 21h30 à la Grande Bibliothèque (475, boul. de Maisonneuve Est, salle 3.120).

    Sont habituellement présents pour animer l’atelier de formation, Mathieu Gauthier-Pilote de la Fondation Lionel-Groulx, Benoît Rochon et Ernest Boucher de Wikimédia Canada et Ha-Loan Phan de l’Acfas.

    Alors si vous êtes passionné(e) d’histoire et que la complexité de Wikipédia vous a jusqu’ici fait reculer, voilà votre chance !

    Plus d’informations :

    - fr.wikipedia.org/wiki/WP:BAnQ

  • Le Québec rate sa cible en matière de francisation et d’intégration des immigrants

    27 janvier 2016

    L’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) publie aujourd’hui un important rapport de recherche faisant le point sur les pratiques du gouvernement du Québec en matière de francisation et d’intégration des immigrants depuis 1991. « Le gouvernement du Québec n’agit pas avec la cohérence et la rigueur requise pour la francisation et l’intégration des immigrants. Cette négligence a pour résultat de réduire la place du français dans la vie québécoise et de compromettre l’intégration des nouveaux arrivants à la société et à la culture québécoise. Nous faisons treize propositions de nature à corriger la situation  », a déclaré Jean Ferretti, chargé de projet à l’IRÉC et auteur du rapport.

    «  Les Québécois s’attendent à ce que l’accueil et l’intégration des immigrants contribuent à enrichir la société québécoise, a-t-il poursuivi. L’inefficacité et les contradictions de nos politiques ne servent personne. Elles nuisent à la réussite du projet d’immigration des nouveaux arrivants et elles minent la cohérence institutionnelle requise pour que nos objectifs linguistiques soient atteints  ».

    Impact sur l’équilibre linguistique

    Plus de 200 000 immigrants, soit 20 % de l’ensemble de la population immigrée du Québec, ne parlaient toujours pas le français en 2011. Ils étaient 159 575 à parler uniquement anglais et 43 255 à ne parler ni français ni anglais. Parmi eux, plus de 111 000 sont arrivés après 1991 dont près de 43 000 entre 2006 et 2011. «  De tels chiffres laissent voir que, contrairement à son objectif de consolider le caractère français du Québec, la politique d’immigration menée depuis au moins 25 ans et la défaillance des programmes de francisation contribuent largement à l’anglicisation de Montréal  », a constaté le chercheur.

    «  Il est donc inexact de prétendre que la population immigrée anglicisée serait celle des contingents anciens. Les arrivées récentes contribuent de manière importante au recul du français. Le Gouvernement du Québec a réduit la politique d’immigration à une question de volume en négligeant son impact sur l’équilibre linguistique  », a précisé Jean Ferretti.

    Le rapport établit que les personnes nées à l’étranger représentaient en 2006 14,2 % de la population de langue maternelle anglaise du Québec et 30,6 % de la population dont l’anglais est la Première langue officielle parlée (PLOP).

    L’étude souligne que la concentration à plus de 70 % des immigrants sur l’île de Montréal et la baisse du poids démographique des francophones créent un effet de milieu qui rend plus difficile l’apprentissage du français par les immigrants et qui contribue à élargir le fossé entre un Montréal de moins en moins francophone et le reste du Québec.

    Dans ce contexte, le rapport relève que plus de 40 % des immigrants déclarant ne pas connaître le français en arrivant au Québec ne s’inscrivent pas aux formations de francisation. Cette proportion est stable depuis 1991 et monte à plus de 50 % pour certaines communautés. Le rapport révèle aussi le déclin marqué de la fréquentation des cours à temps complet ces dernières années, qui passe de 13 230 inscrits en 2010-2011 à 10 759 en 2014-2015 constitue un phénomène inquiétant. «  Depuis 2011-2012, alors que le nombre d’immigrants ne connaissant pas le français est en augmentation, le financement des programmes de francisation diminue dans l’ensemble des ministères concernés par la francisation (MIDI, MELS et MESS)  », a fait remarquer le chercheur de l’IRÉC. C’est d’autant moins justifiable que parallèlement, sur la période 2010-2012 à 2014-2015, le ministère de l’Immigration a retourné environ 70 M$ de crédits autorisés au fond consolidé.

    Une plus grande transparence

    L’absence de moyens adéquats de contrôle de la qualité des apprentissages ne permet pas de mesurer le succès des mesures déployées. Plusieurs intervenants affirment que la formation est insuffisante. Le rapport demande une plus grande transparence dans la reddition de compte et estime que le ministère de l’Immigration devrait assumer un leadership plus ferme dans la concertation des divers ministères et intervenants communautaires. «  Les moyens sont dispersés, les objectifs sont peu précisés et les moyens de mesure des résultats sont trop souvent défaillants, quand ils existent.  » a relevé Jean Ferretti.

    Ce rapport de recherche a été rendu possible en partie grâce au soutien de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), du Mouvement national des Québécoises et Québécois, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et du Mouvement Québec français.

    Il est possible de télécharger ici le rapport de recherche Le Québec rate sa cible. Les efforts du Québec en matière de francisation et d’immigration : un portrait.


    - Source du communiqué : irec.net
    - Voir aussi : article de Robert Dutrisac dans Le Devoir du 27 janvier 2016.

  • Rediffusion de la série Dix journées qui ont fait le Québec sur Canal M

    25 janvier 2016

    PNGLes enregistrements audio des conférences de la série Dix journées qui ont fait le Québec (réalisée par la Fondation Lionel-Groulx en collaboration avec BAnQ et MAtv) seront rediffusées en janvier et février 2016 sur Canal M, la radio de Vues & Voix, un organisme dont la mission est de rendre l’information accessible aux personnes qui ont des problèmes d’accès à l’information en raison d’un handicap visuel, de difficultés avec l’écrit ou de problèmes de littératie.

    Voici l’horaire des trois premières rediffusions de la série :

    • Mardi le 26 janvier à 15h
    • Jeudi le 28 janvier à 13h
    • Vendredi le 29 janvier à 11h

    Pour connaître toutes les dates de rediffusion :

    - canalm.vuesetvoix.com

  • Le Québec, parent pauvre de Wikipédia

    22 janvier 2016

    Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx, signe un texte dans Le Devoir du 22 janvier 2016 à propos de l’histoire du Québec dans l’encyclopédie libre Wikipédia.


    Au moment où Wikipédia célèbre son 15e anniversaire, dressons ce triste constat : le Québec est le parent pauvre de la grande encyclopédie universelle, multilingue et sans but lucratif de notre époque.

    Rappelons-le : Wikipédia remporte un succès retentissant. Il est l’un des 10 sites les plus visités sur Internet. Alimenté chaque jour par plus de 100 000 contributeurs, fréquenté chaque mois par près de 480 millions de visiteurs, il propose plus de 29 millions d’articles dans plus de 280 langues. Il a donné naissance à d’autres sites, dont Wikisource, une bibliothèque qui contient quelque 180 000 textes libres et gratuits, et Wikimedia Commons, une médiathèque de près de 27 millions de fichiers utilisables gratuitement. La version en langue française de Wikipédia contient plus de 1000 projets thématiques regroupant 1,6 million d’articles, produits par quelque 14 000 contributeurs actifs, consultés chaque mois par un peu plus de 20 millions de visiteurs uniques.

    Wikipédia est devenu sans conteste la principale source de référence sur la planète, y compris bien sûr au Québec, où les 12-24 ans passent en moyenne plus de 20 heures par semaine sur Internet et privilégient à 94 % le recours à Internet (donc à Wikipédia) quand ils recherchent des informations, notamment pour leurs travaux scolaires.

    Pauvreté lamentable

    Quand l’un ou l’autre des 20 millions de francophones qui visitent Wikipédia fait par exemple une recherche sur l’histoire du Québec, que trouve-t-il aujourd’hui ? Il ne trouve ni projet de développement de ce champ de connaissance, ni communauté de wikipédistes qui anime un tel projet, ni même un portail qui sert de vitrine présentant aux visiteurs le meilleur du contenu sur ce thème. Il trouvera au mieux, disparates et lacunaires, environ 5 000 articles qui traitent de ce sujet, dont 80 % sont à peine des ébauches. Une étude de la Fondation Lionel-Groulx réalisée en 2014 afin d’évaluer la qualité des articles traitant de 10 grands événements de notre histoire et des principaux personnages associés à ces événements, étude portant sur plus de 200 articles, confirme la lamentable pauvreté des contenus sur le Québec et son histoire dans Wikipédia.

    Résultat de l’absence de préoccupation et de soutien gouvernemental et institutionnel, de l’indifférence du milieu académique et du milieu de l’histoire, du manque de formation et de ressources, cette situation déplorable ne peut plus être ignorée par les personnes qui ont le Québec au cœur et qui ont à cœur la promotion de son histoire.

    Un grand défi à relever

    Il est inacceptable que le Québec et son histoire demeurent un parent pauvre de la grande encyclopédie en ligne Wikipédia et de ses sites frères, Wikisource et Wikimedia Commons.

    Accroître et enrichir les contenus sur le Québec et son histoire dans Wikipédia, rendre disponibles dans Wikisource nos grands textes historiques et littéraires qui sont du domaine public, diffuser dans Wikimedia Commons des contenus visuels qui expriment la créativité de nos artistes, voilà le grand défi que nous devons aujourd’hui relever si nous voulons exister et être reconnus dans le monde. La nation québécoise peut-elle se permettre de manquer le bateau de la plus grande entreprise de partage et de diffusion des connaissances de l’histoire de l’humanité ?

  • Gratien Gélinas et les artisans du théâtre populaire, le mardi 2 février à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque

    21 janvier 2016
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    Gratien Gélinas (1956). BAnQ Vieux-Montréal, fonds Antoine Desilets.

    Nous vous rappelons que la huitième grande rencontre de notre série Figures marquantes de notre histoire, avec réalisateur Pascal Gélinas, et intitulée « Gratien Gélinas et les artisans du théâtre populaire », aura lieu le mardi 2 février 2016 à 19 h 00 à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque.

    Pour assister à cette rencontre, les intéressés sont priés de réserver leurs sièges en ligne via le calendrier des activités de BAnQ.

    Pour plus d’information, consultez la section de notre portail consacrée à la série.


  • 68e jour du Drapeau

    20 janvier 2016
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    C’est demain le jeudi 21 janvier qu’aura lieu le jour du Drapeau. La Fondation Lionel-Groulx est partenaire du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) dans la promotion de cette journée annuelle de commémoration. Cette année encore, le MNQ invite la population à poser un geste d’affirmation citoyenne en affichant fièrement le fleurdelisé et en prenant part aux activités soulignant son adoption le 21 janvier 1948.

    Plus d’informations :

  • La Fondation devient membre des Partenaires pour un Québec français

    13 janvier 2016

    JPEGAfin de mieux assumer sa mission de promotion de la langue française, la Fondation Lionel-Groulx se joint à la table de concertation « Partenaires pour un Québec français (PQF) », qui regroupe la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), le Mouvement Québec français (MQF), la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), l’Union des artistes (UDA) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

    Pour la Fondation comme pour les Partenaires pour un Québec français, faire du français la seule langue commune et officielle est la condition première pour assurer l’avenir du français au Québec, seul État francophone de l’Amérique du Nord. Ce combat pour la langue contribue ainsi à la défense de la diversité culturelle dans cette ère de mondialisation. Assurer l’épanouissement et l’avenir de la culture et de la langue nationale est un droit fondamental et légitime du peuple québécois. C’est d’ailleurs pourquoi la Charte de la langue française visait à faire du français non pas la langue des seuls francophones, mais la langue commune de tous les Québécois ; non pas l’une des langues officielles, mais plutôt la seule langue officielle du Québec. Rappelons aussi que la loi 101 n’a pas été conçue contre le bilinguisme individuel, mais contre le bilinguisme institutionnel.

    Au regard des faits, la situation actuelle du français est claire : le pouvoir d’attraction de l’anglais demeure largement supérieur à celui du français. Le français est de moins en moins la langue commune, si l’on considère que la population francophone est maintenant sous les 50 % à Montréal et sous les 80 % dans l’ensemble du Québec. Nombre d’études montrent le recul du français dans plusieurs domaines et le dernier avis du Conseil supérieur de la langue française presse le gouvernement à agir, notamment au niveau de la langue de travail.

    Pour inverser la tendance, le gouvernement devra effectuer une réforme majeure de la Charte de la langue française. Cependant, la responsabilité ne revient pas uniquement aux élus provinciaux. Il faudra que les organismes de la société civile participent à l’effort. En faisant la promotion de sa plateforme auprès de ses membres, dans la société et auprès des gouvernements, Partenaires pour un Québec français (PQF) compte mettre l’épaule à la roue pour combattre le bilinguisme institutionnel et pour redonner une vigueur maximale au français comme langue de travail.

    - partenairesquebecfrancais.com

  • Texte d’Éric Bouchard, directeur général du Mouvement Québec français, sur l’iniquité du financement des institutions d’enseignement supérieur

    11 janvier 2016

    Éric Bouchard, directeur général du Mouvement Québec français (MQF), signe un texte sur l’iniquité du financement des institutions d’enseignement supérieur dans La Presse+ du 9 janvier. Rappelons que le MQF est membre des Partenaires pour un Québec français (PQF), regroupement fondé en 2010 et auquel la Fondation Lionel-Groulx vient d’adhérer.

    Lire le texte d’opinion :

    - « Déshabiller Jean pour mieux vêtir John », La Presse+, 9 janvier 2016. (également reproduit dans Le Devoir et Le Huffington Post Québec le 11 janvier)

« Chaque génération, depuis 1760, a dû mériter de rester française. Celle d’aujourd’hui ni celle de demain ne le resteront à un moindre prix. »
Lionel Groulx, 1952.
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