Histoire des Acadiens (Bona Arsenault)

JPEGTitre : Histoire des Acadiens

Auteur : Bona Arsenault (1903-1993)

Éditions : Histoire et généalogie des Acadiens, Québec, Conseil de la vie française en Amérique, 1965, 2 tomes. ; Québec, Conseil de la vie française en Amérique, 1966, 331 p. ; 2e éd. augm. : Histoire et généalogie des Acadiens, Montréal, Léméac, 1978, 6 tomes. ; Montréal, Leméac, 1985, 395 p. ; 3e éd. : Histoire et généalogie des Acadiens, Carleton, Télévision de la Baie des Chaleurs, 1988, 6 tomes. ; Saint-Laurent, Éditions Fides, 1994, 395 p. ; Nouv. éd. rev. et augm., màj de Pascal Alain : Saint-Laurent, Éditions Fides, 2004, 502 p.

Description : D’origine acadienne, Bona Arsenault est né en Gaspésie (Québec). Devenu journaliste, il se lance dans une brillante carrière d’homme politique. D’abord président du Parti conservateur du Québec, il est élu député indépendant à la Chambre des communes du Canada et participe au cabinet de Jean Lesage, en tant que député libéral. Son statut lui donne un accès privilégié aux archives canadiennes et québécoises qu’il consulte abondamment. Il se fascine pour le peuple dont il est issu et lui consacre la plus grande partie de son œuvre d’historien. Il dédit ainsi plus de quarante années de sa vie à son Histoire des Acadiens, complétée par une monumentale Généalogie des Acadiens en cinq volumes.

Bona Arsenault conte l’histoire acadienne à partir de la fondation de Port-Royal en 1604 jusqu’à la Déportation de 1755. En s’appuyant sur ses travaux de généalogiste, il décrit précisément les débuts de l’installation des colons sur le territoire acadien. Dans la dernière partie de son ouvrage, après avoir évoqué le Grand Dérangement, il détaille les lieux de dispersion des réfugiés acadiens : au Québec, sur l’Île du Prince-Édouard ou encore en Louisiane.

Il entend ainsi offrir au peuple acadien une synthèse « la plus objective possible » de son histoire, « fidèle reflet de la vérité historique contemporaine ».

Références : Pascal Alain, « Préface à la présente édition », dans Bona Arsenault, Histoire des Acadiens, 2004, p. 11-13. ; Bona Arsenault, « Avant-propos à la troisième édition », Histoire des Acadiens, 2004, p. 7-10.

En ligne : books.google.ca ; editionsfides.com

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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