La Fondation Lionel-Groulx

  • Recul du français : des études et un comité interministériel en attendant des actions concrètes

    Nous sommes une dizaine d’organisations de la société civile à s’être coalisées en 2012 afin de former Partenaires pour un Québec français, le plus important regroupement visant à faire du français notre langue commune. Depuis, nous proposons aux personnes élues de renforcer le statut de la langue française au Québec en adoptant des mesures sur la langue de travail, la langue d’enseignement, la francisation de l’immigration et la langue de l’administration publique.

    À cette fin, au cours des 20 derniers mois, nous avons rencontré à sept reprises les ministres libéraux successifs responsables de la Charte de la langue française. Nous les avons alors enjoints d’apporter des bonifications législatives et réglementaires à la Charte de la langue française. À défaut, nous avons insisté sur la nécessité que des directives claires soient émises par les directions des ministères et organismes publics afin qu’il soit évident pour toutes les citoyennes, tous les citoyens et toutes les entreprises, par-delà les exceptions prévues à la loi 101, qu’il n’y a qu’une seule langue officielle au Québec : le français.

    À cet égard, des représentants du milieu culturel soulignaient récemment la place importante de la langue française qu’accorde le ministre de la Culture et des Communications et responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Luc Fortin, dans son projet de politique québécoise de la culture, où il en fait « […] le socle sur lequel bâtir notre destinée commune ».

    Le 5 septembre dernier, le ministre Luc Fortin nous recevait afin de nous dévoiler le plan d’action du gouvernement en matière de promotion de la langue française. Reliés à ce plan, des fonds sont prévus pour la promotion du français, notamment auprès des jeunes et des personnes immigrantes. Des études, des analyses et des consultations sont également prévues. Cependant, aucune modification législative ou réglementaire ne sera initiée ni aucune directive claire ne sera attendue de quelque ministère ou organisme que ce soit. Nous devons aujourd’hui exprimer notre déception quant à nos attentes dans ce dossier d’importance. Le gouvernement pourrait agir maintenant. Malheureusement, il a choisi de seulement faire des études. Rien ne lui aurait interdit de faire les deux en même temps.

    Les dernières études avant une action gouvernementale

    Bien que nous jugions le plan d’action du gouvernement nettement insuffisant, nous soulignons la volonté du gouvernement libéral d’agir contre la normalisation grimpante du bilinguisme institutionnel. En effet, M. Fortin confiera au Conseil supérieur de la langue française (CSLF) le mandat d’aller étudier l’ampleur du phénomène.

    Par ailleurs, nous constatons une augmentation des exigences de bilinguisme sur différents postes d’emploi au sein de l’administration publique ainsi que dans les entreprises privées du Québec. Lors de la rencontre, le ministre Fortin nous a annoncé la mise en place d’une étude réalisée par l’Institut de la statistique du Québec pour faire le portrait de la situation d’ici l’été 2018. Par exemple, les fusions forcées entre établissements de santé francophones et anglophones laissent présager une augmentation de l’exigence du bilinguisme pour les travailleuses et travailleurs du secteur. Nous militerons auprès du ministre pour inclure le secteur de la santé dans l’étude de l’ISQ. Enfin, nous attendons avec impatience et nous suivrons avec beaucoup d’attention les travaux qui doivent conduire à une révision des mandats des organismes linguistiques annoncée dans le cadre du renouvellement de la politique culturelle.

    Nouvelle instance de sensibilisation d’exemplarité linguistique auprès des ministères et organismes

    Afin que tous les ministères et organismes respectent et mettent en valeur leurs politiques linguistiques, le ministre Fortin compte aussi créer un organisme de concertation et de coordination. Cette annonce est un bon pas en avant puisqu’en ce moment, les différents ministères et organismes semblent interpréter leurs obligations eut égard à la Charte de manière fort différente. Tant que l’État offrira à ses citoyennes et citoyens les services dans les deux langues, il confirmera à toutes et tous que le Québec n’a pas que le français comme langue officielle.

    Pour notre part, nous croyons que la meilleure façon pour le gouvernement de montrer qu’il prend au sérieux l’exemplarité étatique en matière linguistique serait de mettre en œuvre l’article 1 du projet de loi 104 (Loi modifiant la Charte de la langue française) adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 2002. Cet article indique clairement que l’État correspond « uniquement » en français avec les personnes morales établies au Québec. En attendant les actions gouvernementales, nous demanderons à ce que l’étude du CSLF se penche sur la langue de correspondance entre l’État et les personnes morales établies au Québec.

    Enfin, nous attendons avec impatience et nous suivrons avec beaucoup d’attention les travaux qui doivent conduire à une révision des mandats des organismes linguistiques annoncée dans le cadre du renouvellement de la politique culturelle.

    L’étau se resserre

    Malgré notre déception quant au plan d’action du ministre, nous espérons que ses engagements l’obligeront à agir d’ici l’été prochain. À la veille des élections, nous pourrons juger si le gouvernement a pris ses responsabilités pour donner au français un statut qui en fera réellement la langue commune de l’espace public partout au Québec.

    • Eric Bouchard, directeur général du Mouvement Québec français
    • Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec
    • Christian Daigle, président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec
    • Martine Desjardins, présidente du Mouvement national des Québécoises et Québécois
    • Pierre Graveline, directeur général de la Fondation Lionel-Groulx
    • Maxime Laporte, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste
    • Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux
    • Sylvain Mallette, président de la Fédération autonome de l’enseignement
    • Sophie Prégent, présidente de l’Union des artistes
  • Les dirigeants de 10 organismes demandent de changer le nom de la station de métro Saint-Laurent en station Jeanne-Mance

    Jeanne Mance (dessin au crayon, auteur inconnu), Hôtel-Dieu, MontréalDans une lettre envoyée à Denis Coderre, maire de Montréal, et à Philippe Schnobb, président de la Société de transport de Montréal, les dirigeants de neuf organismes demandent qu’en cette année du 375e anniversaire de Montréal, la Ville et la STM posent un geste symbolique fort et significatif de reconnaissance du rôle déterminant joué par Jeanne Mance dans la fondation de Montréal en renommant la station de métro Saint-Laurent en station Jeanne-Mance.

    Qui plus est, soulignent les signataires de cet appel, « en nommant pour la première fois une station de métro du nom d’une grande figure féminine de notre histoire, la Ville de Montréal et la STM enverront à toutes les femmes de Montréal et du Québec le message que leur légitime exigence de reconnaissance du rôle des femmes dans notre histoire commence enfin à être entendue ».

    L’appel à ce changement de nom a été signé par Frédéric Bastien, président de l’Association des professeures et professeurs d’histoire des collèges du Québec, Raymond Bédard, président de la Société des professeurs d’histoire du Québec, Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Martine Desjardins, présidente du Mouvement national des Québécoises et Québécois, Jacques Girard, président de la Fondation Lionel-Groulx, Sœur Marie-Thérèse Laliberté, Supérieure générale des Hospitalières de Saint-Joseph, Maxime Laporte, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Sylvie Majeau, présidente de la Table des groupes de femmes de Montréal et Sœur Elizabeth Purcell, Provinciale des Filles de Marie-Auxiliatrice (Sœurs Salésiennes). Cet appel a également reçu l’appui de Mme Michelle Payette, présidente de la Conférence religieuse canadienne.

    Pour lire la lettre :

    - Lettre au maire de Montréal, Denis Coderre, et au président de la STM, Philippe Schnobb, 5 septembre 2017

  • Figures marquantes de notre histoire — Montréal : horaire de diffusion à MAtv

    Voici l’horaire des émissions de la série Figures marquantes de notre histoire — Montréal à MAtv pour les prochaines semaines :

    • Dimanche 1er octobre, 12h : Les filles du Roy
    • Dimanche 8 octobre, 12h : Émilie Gamelin
    • Dimanche 15 octobre, 12h : Honoré Beaugrand
    • Dimanche 22 octobre, 12h : Marie Gérin-Lajoie
    • Dimanche 29 octobre, 12h : Éva Circé-Côté
    • Dimanche 5 novembre, 12h : Louis Laberge
    • Dimanche 12 novembre, 12h : Armand Frappier
    • Dimanche 19 novembre, 12h : Jean Drapeau

    Notons que toutes les émissions seront disponibles sur Illico une semaine après la diffusion initiale et que pour la région de Montréal il y aura également rediffusion les mercredi à 21h, samedi à 20h et dimanche à 19h.

    Rappelons que les huit grandes rencontres de la série Figures marquantes de notre histoire — Montréal, tenues à l’Auditorium de la Grande Bibliothèque et animées par l’historien Éric Bédard, sont une réalisation de la Fondation Lionel-Groulx en partenariat avec BAnQ, MAtv, Québecor et le Fonds de solidarité FTQ.

  • Mardi c’est Wiki à BAnQ : 5 septembre 2017

    Le premier mardi de chaque mois, des wikipédistes d’expérience donnent rendez-vous à tous ceux et toutes celles qui désirent apprendre comment bien contribuer à Wikipédia.

    Les objectifs de ces rencontres sont d’améliorer le contenu francophone de Wikipédia, d’augmenter le nombre des contributeurs d’ici, de tirer profit des ressources documentaires et professionnelles de BAnQ et de diffuser massivement la connaissance sur le Québec et l’Amérique francophone.

    La Fondation Lionel-Groulx vous invite à participer en grand nombre à la prochaine édition de cette activité, le mardi 5 septembre prochain de 18h30 à 21h00 à la Grande Bibliothèque (475, boul. de Maisonneuve Est, salle 3.120).

    Sont habituellement présents pour animer l’atelier de formation, Mathieu Gauthier-Pilote de la Fondation Lionel-Groulx, Benoît Rochon de Wikimédia Canada et Ha-Loan Phan de l’Acfas.

    Alors si vous êtes passionné(e) d’histoire et que la complexité de Wikipédia vous a jusqu’ici fait reculer, voilà votre chance !

    Plus d’informations :

    - fr.wikipedia.org/wiki/WP:BAnQ
    - banq.qc.ca/activites/wiki
    - commons.wikimedia.org/wiki/Commons:FLG

  • Court métrage sur l’adoption de la Charte de la langue française

    Le samedi 26 août dernier avait lieu le dévoilement du plus récent court métrage historique du collectif Je me souviens. Réalisé par Rémi Fréchette, scénarisé par Michel Duchesne et mettant en vedette Marc Béland, Béatrice Picard, Luc Senay et Dino Tavarone, le film d’environ 8 minutes souligne le 40e anniversaire de l’adoption de la Charte de la langue française :

    Rappelons que le grand projet commémoratif du collectif Je me souviens est réalisé par Babel Films, commandité par le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) et appuyé par de nombreux partenaires dont la Fondation Lionel-Groulx.

    Pour en savoir plus :

    - collectifjemesouviens.quebec

  • La loi 101, 40 ans de fierté. Toujours à la mode, depuis 1977 !

    À l’occasion du 40e anniversaire de la Charte québécoise de la langue française, la table de concertation Partenaires pour un Québec français (PQF) lance une campagne nationale de fierté sur la loi 101. Sous le thème : La loi 101 : 40 ans de fierté. Toujours à la mode, depuis 1977, PQF souhaite notamment rappeler les progrès réalisés grâce à l’adoption de la Charte. Ces célébrations seront l’occasion pour la dizaine d’organisations de la société civile formant PQF de réitérer l’importance du français comme seule langue commune et officielle du Québec. En s’appuyant sur les progrès réalisés depuis 40 ans, PQF fera valoir ses revendications auprès du gouvernement dans les prochaines semaines, notamment un renforcement de la loi 101.

    « Notre objectif est de faire en sorte que la société québécoise se réapproprie avec fierté cet outil, toujours aussi utile que nécessaire, qu’est la Charte de la langue française. Aujourd’hui, nous lançons un appel à poursuivre le renforcement du français au Québec tout en entretenant la fierté de faire du français la langue commune du Québec, et ce, dans tous les domaines de la vie ! », déclare Éric Bouchard, coordonnateur de PQF. « La loi 101, ce n’est pas une relique d’une autre époque. Elle demeure tout à fait pertinente en 2017. Nous pensons qu’il est important de profiter de ce 40e anniversaire pour rappeler à quel point la Charte a permis de définir le Québec contemporain ».

    Des succès sur tous les fronts

    « Avec la loi 101, le français est devenu la langue d’enseignement et de l’intégration au Québec, rappelle la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Louise Chabot. Même si notre langue doit toujours être promue et protégée, nous pouvons dire aujourd’hui que le français permet à de nombreux Québécois et Québécoises de se réunir, peu importe leur origine. C’est un acquis précieux pour le vivre-ensemble au sein de notre société. »

    « L’apprentissage et la maîtrise de la langue française permettent non seulement d’accéder au patrimoine culturel du Québec et de se l’approprier, mais aussi de partager et d’enrichir une culture commune, peu importe nos origines. De plus, comme langue d’enseignement, le français donne à l’école publique un moyen d’assurer sa mission de mixité sociale, d’où l’importance de la préserver et de la célébrer aujourd’hui ! », renchérit le président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Sylvain Mallette.

    « De même, en instaurant le français comme langue des institutions publiques, le Québec a marqué clairement que le français est la seule langue commune au Québec. Il faudra demeurer vigilant devant certaines tendances à une ’’ bilinguisation ’’ de nos institutions », poursuit le président du Syndicat de la fonction publique et parapublique (SFPQ), Christian Daigle.

    « Dans les milieux de travail, les progrès réalisés en 40 ans sont remarquables. Il n’y a pas si longtemps, l’anglais était répandu dans toutes les usines où travaillaient une écrasante majorité de francophones, rappelle le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. Les obligations édictées par la loi, les comités de francisation, tout comme le progrès général du français langue commune ont contribué à franciser les milieux de travail. Il y a encore des progrès à faire dans certains milieux mais il convient de souligner tout le chemin parcouru ».

    « Nos artistes et leurs œuvres incarnent depuis des décennies une prise de conscience sur notre culture distincte, francophone et fière de l’être. L’adoption de la loi 101 symbolise le volet législatif de cette éclosion de la culture québécoise enracinée dans la langue française, ainsi que de notre volonté de l’affirmer et de la protéger, ajoute la présidente de l’Union des artistes (UDA), Sophie Prégent. Confrontée aux changements démographiques, sociaux ou technologiques, cette loi doit aujourd’hui être renforcée pour s’adapter aux mouvements de notre société. »

    La campagne nationale s’étalera sur les prochaines semaines, notamment dans les médias sociaux des organisations de PQF. Des affiches seront également apposées dans de nombreux lieux publics et milieux de travail. Elle vise à rappeler les grands progrès réalisés par le français langue commune, grâce à la Charte, autour de quatre grands thèmes, soit : l’enseignement et l’inclusion, la langue de travail, la langue des institutions et la culture. Sur le site Web de PQF, on retrouvera divers contenus dressant un portrait historique mais également les grands enjeux actuels. PQF appelle donc la population à afficher fièrement son amour pour la langue française et à souhaiter un joyeux anniversaire à la Charte de la langue française. Vive la loi 101 !

    Court métrage

    De plus, PQF a dévoilé ce matin la bande-annonce du nouveau court métrage « L’adoption de la Charte de la langue française » réalisé dans le cadre de la série Je me souviens, un projet du Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) dont la production déléguée a été confiée à Babel Films. Le court métrage sera disponible dès samedi matin 26 août sur la page Facebook du collectif Je me souviens (facebook.com/collectifjemesouviens/) ainsi que sur le site du MNQ (mnq.quebec/collectifjemesouviens/).

    PQF presse le gouvernement d’agir

    Le 40e anniversaire de la Charte représente aussi l’occasion, pour PQF, de faire valoir, une fois de plus, ses revendications auprès du gouvernement. Depuis novembre 2012, la table fait pression pour que des modifications législatives soient apportées à la loi 101 afin de rehausser le statut du français dans l’espace public. Malgré ses multiples interventions auprès des élu-es et dans les médias, rien n’a été fait par le gouvernement du Québec.

    « Non seulement le gouvernement ne peut plus ignorer le recul du français au Québec, mais il y a urgence d’agir, notamment sur le plan de la langue au travail. Il faut également combattre le bilinguisme institutionnel et les organisations partenaires pour un Québec français comptent toutes mettre l’épaule à la roue. C’est pourquoi nous exigeons du gouvernement une réforme majeure de la Charte de la langue française. Le 5 septembre, nous aurons l’occasion de présenter nos arguments lors d’une rencontre avec le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Luc Fortin », conclut le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Maxime Laporte.

    Pour connaître les propositions de PQF, visitez le site : partenairesquebecfrancais.com.

  • La Fondation Lionel-Groulx à Wikimania 2017

    Du 11 au 13 août 2017, la Fondation Lionel-Groulx tenait un kiosque à Wikimania 2017, la grande conférence internationale annuelle des adeptes de Wikipédia, de Wikisource, du Wiktionnaire et des autres projets wikimédiens de production et de diffusion massive de savoirs librement réutilisables. Quelque 900 personnes de partout à travers le monde étaient inscrites à cet événement d’envergure qui avait lieu pour la première fois à Montréal.

    Des dizaines de personnes sont passées par le kiosque de notre fondation pour en apprendre plus sur les projets que nous avons réalisés avec nos partenaires au cours des dernières années. Les projets qui intéressaient le plus les visiteurs et les visiteuses étaient bien entendu ceux qui avaient une forte composante wikimédiatique comme Le métro véhicule de notre histoire, qui a permis l’amélioration systématique d’articles de Wikipédia portant sur des figures marquantes de notre histoire commémorées dans le métro de Montréal, ou le téléversement dans la médiathèque Wikimédia Commons du cours d’histoire du Canada donné par Lionel Groulx à la radio de CKAC de 1949 à 1952.

    Pour en savoir plus sur Wikimania 2017 :

    - wikimania2017.wikimedia.org

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