La tragédie d’un peuple (Émile Lauvrière)

JPEGTitre : La tragédie d’un peuple. Histoire du peuple acadien de ses origines à nos jours

Auteur : Émile Lauvrière (1866-1954)

Éditions : Paris, Éditions Brossard, 1922, deux tomes. ; Nouv. éd. rev. et complétée : Paris, Libraire Henry Goulet, 1924, deux tomes. ; Paris : Librairie Plon, 1927, deux tomes.

Description : L’angliciste français Émile Lauvrière découvre l’Acadie à travers l’Evangéline de Longfellow. Il se fascine pour le destin du peuple acadien et décide d’en rédiger l’histoire. Son travail est récompensé en 1924 par le prix Gobert de l’Académie française. Émile Lauvrière consacre ensuite le reste de sa vie à l’histoire acadienne. Il fonde, avec le diplomate Robert de Caix de Saint-Aymour, le comité France-Acadie qui se donne pour mission d’aider les jeunes Acadiens souhaitant étudier en France et de promouvoir le français en Acadie.

La Tragédie d’un peuple est en grande partie fondée sur le travail de l’historien Célestin Moreau. Émile Lauvrière y parcourt chronologiquement l’histoire acadienne, en cinq partie qui décrivent tour à tour la colonisation française, la conquête anglaise et la dispersion des Acadiens. S’y ajoutent quelques remarques sur l’Acadie contemporaine. Bien que le texte d’Émile Lauvrière soit fortement marqué par un préjugé défavorable envers l’action de l’Angleterre, son livre reste une synthèse incontournable de l’histoire de l’Acadie.

Références : Azarie Couillard Després, En marge de La Tragédie d’un peuple de M. Emile Lauvrière, Desclée de Brouwer, Bruges, 1925 ; Robert Le Blant, RHC, vol. 35, n° 122, 1948, p. 109-110. ; Marcel Trudel, RHAF, vol. 3, n° 3, 1949, p. 462-464. ; René de Kerallain, RH, tome 146, fasc. 1 (1924), p. 92-94.

En ligne : archive.org et nosracines.ca

« Libérez toutes les formes de beauté en puissance dans le génie natal, libérez les poèmes qui attendent l’heure de naître, afin qu’un jour prochain, dans ce petit pays redevenu libre et beau, un peuple sente, à en pleurer d’émotion, la joie et la grandeur de vivre. »
Lionel Groulx, 12 février 1936.
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