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Qui était Jean Éthier-Blais ?

JPEGÉthier-Blais, Jean. Diplomate, professeur et homme de lettres. Sturgeon Falls (Ontario), 15 novembre 1925 - Montréal (Québec), 12 décembre 1995. Fils de Jean-Joseph-Arcade Blais et d’Antoinette-Marie Éthier.

Études au Collège de Sudbury, baccalauréat ès arts, 1946 ; Université de Montréal, licence ès lettres, 1948 ; École normale supérieure (Paris) et École pratique des hautes études (Paris), diplôme d’études supérieures, 1948-1950 ; Université de Munich, 1952-1953 ; Université Laval (Québec), doctorat ès lettres, 1971.

Entré au ministère des Affaires extérieures du Canada en 1953, il œuvre comme diplomate jusqu’en 1958, d’abord à titre de secrétaire de l’Ambassade canadienne à Paris et ensuite à Varsovie, puis comme représentant permanent auprès de la Commission de contrôle à Hanoi. Passé à l’enseignement universitaire en 1960, il est professeur de littérature française et québécoise à l’Université Carleton (Ottawa) jusqu’en 1962, puis à l’Université McGill de Montréal où il demeure jusqu’en 1990 et dont il dirige aussi, de 1971 à 1973, le Département d’études françaises.

Parallèlement à sa carrière d’enseignant, il assume, à partir de 1961 et jusqu’en 1983, la fonction de critique littéraire et de « carnettiste » au Devoir, journal auquel il continue de collaborer sporadiquement jusqu’en 1990. S’adonnant lui-même à la création littéraire, il produit une œuvre importante et diverse comprenant une vingtaine de titres : romans, essais et recueils de poésie, qui en font l’un des grands écrivains de la littérature québécoise contemporaine. Professeur invité des universités de Paris, de Strasbourg, de Provence et de Bologne, il est président de plusieurs associations littéraires telles le P.E.N. Club international, dont il préside la Section québécoise de 1982 à 1994. Il est également membre (à partir de 1990) et président (de 1993 à son décès) du conseil d’administration de la Fondation et du Centre de recherche Lionel-Groulx.

Distinctions honorifiques :

Publications :

  • Exils (essai), 1965
  • Signets I (essai), 1967
  • Signets II (essai), 1967
  • Mater Europa (roman), 1968
  • Asies (poésie) 1969
  • Émile Nelligan. Poésie rêvée et poésie vécue, 1969
  • Robert Choquette. Poèmes choisis, 1970
  • Littératures. Mélanges littéraires publiés à l’occasion du 150e anniversaire de l’Université McGill de Montréal, 1971 (en collaboration)
  • Signets III. La condition québécoise (essai), 1967
  • Discours de réception à l’Académie canadienne-française, 1973
  • Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas (en collaboration), 1973
  • Le manteau de Rubén Dario. Nouvelles, 1974
  • Dictionnaire de moi-même. Essai, 1976
  • Petits poèmes presque en prose, 1978
  • Autour de Borduas. Essai d’histoire intellectuelle, 1979
  • Les pays étrangers (roman), 1982
  • Le Prince dieu (poésie), 1984
  • Voyage d’hiver, 1986
  • Le Désert blanc. Nouvelles, 1986
  • Entre toutes les femmes. Roman, 1988
  • Fragments d’une enfance, 1989
  • Le Choix de Jean Éthier-Blais dans son œuvre, 1989
  • Le Christ de Brioude. Nouvelles, 1990
  • Le seuil des vingt ans, 1992
  • Signets IV. Le siècle de l’abbé Groulx (essai), 1993
  • Les mères. Poèmes, 1993
  • Minuit chrétiens. Roman, 1994

Il signe un grand nombre d’articles dans divers journaux et revues, dont L’Action nationale, les Cahiers de l’Académie canadienne-française, Le Devoir, Études françaises et Liberté.

Sources :

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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