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Qui était Lionel Groulx ?

Note : Voyez également notre biochronologie de Lionel Groulx.


Lionel Groulx (1878-1967) {JPEG}Groulx, Lionel [1], prêtre, éducateur, historien, professeur, écrivain et conférencier. Vaudreuil (Québec), 13 janvier 1878 - Vaudreuil (Québec), 23 mai 1967.

Fils de Léon Groulx et de Philomène Pilon, veuve en 1878, mariée en secondes noces à William (Guillaume) Émond, 1879 ; frère d’Angélina, Albert et Julien ; demi-frère d’Alexandrine, Flore, Émilia, Sara, Valentine, Charles-Auguste, Imelda, Joséphine, Honorius, Paul et Cécile.

Il poursuit de longues études en Amérique et en Europe :

  • Académie des Clercs de Saint-Viateur (Vaudreuil), cours primaire, 1884-1890
  • Séminaire de Sainte-Thérèse, baccalauréat ès arts, 1891-1899
  • Grand Séminaire de Montréal, études théologiques, 1900-1903
  • La Minerve (Rome), doctorat en philosophie, 1907 et doctorat en théologie, 1908
  • Université de Fribourg, cours de littérature, 1909
  • Université Laval à Montréal, maîtrise ès arts, 1917
  • Université de Montréal, doctorat ès lettres, 1932

Il est ordonné prêtre à Valleyfield en 1903. Comme étudiant puis comme prêtre, il enseigne les belles-lettres et la rhétorique au Collège de Valleyfield de 1900 à 1915, avec une interruption de trois ans durant laquelle il effectue un voyage d’études à l’étranger (1906-1909).

De 1915 à 1920, il donne un cours d’histoire générale et d’histoire du commerce et de l’industrie à l’École des hautes études commerciales de Montréal. En 1915, il est nommé professeur à l’Université Laval à Montréal où il inaugure la première chaire d’histoire du Canada. Il y conserve cette fonction jusqu’en 1949, l’interrompant à quelques reprises pour des voyages de recherches ou de cours et de conférences : il travaille ainsi aux Archives de Londres et de Paris (1921-1922) et est délégué par l’Université de Montréal pour donner des conférences sur l’histoire du Canada aux universités de Paris, de Lille et de Lyon (1931).

Outre ses conférences et son enseignement universitaire, il donne des cours au Collège Basile-Moreau (Saint-Laurent), 1927-1950, à l’École normale d’enseignement secondaire (Montréal) et à la station radiophonique CKAC de Montréal, 1949-1950.

D’une activité débordante, il donne de multiples conférences, causeries et retraites fermées tant au Canada qu’à l’étranger, et milite dans de nombreux mouvements et organisations. Il est ainsi, entre autres :

Tout au long de sa vie, il multiplie les appels à la jeunesse et favorise l’éclosion de mouvements patriotiques organisés, notamment les Jeune-Canada dans les années trente et les Jeunesses laurentiennes au cours de la décennie suivante. Il est membre de la Gallery of Living Catholic Authors (Webster Groves, Missouri, 1949) et de l’Académie Berrichonne de Bourges (France, 1960).

Distinctions honorifiques :

  • Médaille Chapleau, 1898
  • Médaille du Gouverneur général du Canada, 1899
  • Membre de la Société royale du Canada, 1918 (démissionnaire, 1952)
  • Prix de l’Académie française, 1931
  • Médaille de la Société historique de Montréal, 1933
  • Médaille Mallat de Bassilan de la Société de géographie commerciale de Paris, 1933
  • Chanoine honoraire du diocèse de Montréal, Archevêché de Montréal, 1943
  • Membre de l’Académie canadienne-française, 1944
  • Médaille Tyrrell de la Société royale du Canada, 1948
  • Professeur émérite de l’Université de Montréal, 1949
  • Médaille Bene merenti de patria et Prix Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 1952
  • Ordre de la fidélité française du Conseil de la vie française en Amérique, 1952
  • Médaille de la Société historique franco-américaine, 1953
  • Prix Champlain du Conseil de la vie française en Amérique, 1957
  • Médaille Gonzague de Reynold, 1960
  • Mérite de la Société historique du Canada, 1961
  • Médaille Artes et ingenia fovere du Conseil des arts du Canada, 1962
  • Timbre historique à son effigie de l’Agence Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 1963
  • Médaille Léo Pariseau et Prix Pfizer de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, 1963
  • Prix du grand jury des lettres, 1963

Doctorats honorifiques :

  • Université d’Ottawa, 1934
  • Université Laval (Québec), 1937
  • Université de Montréal, 1942
  • Memorial University of Newfoundland, 1962

Membre à vie :

  • Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke, 1954
  • Société historique du Canada, 1961
  • Société généalogique canadienne-française, 1964

Quelques publications :

  • Les rapaillages (souvenirs), 1916
  • L’appel de la race (roman), 1922
  • L’enseignement français au Canada (étude), 1931-1933
  • Au cap Blomidon (roman), 1932
  • La découverte du Canada : Jacques Cartier (histoire), 1934
  • Histoire du Canada français depuis la découverte, 1950-1952
  • Notre grande aventure : l’empire français en Amérique du nord (1535-1760) (histoire), 1958
  • Le Canada français missionnaire : une autre grande aventure (essai), 1962
  • Chemins de l’avenir (étude), 1964
  • Mes mémoires, 1970-1974

Il a publié de nombreux articles parus dans divers journaux et revues, dont L’Action française, L’Action nationale, Le Devoir, la Revue d’histoire de l’Amérique française et Le Semeur.

Sources :

  • Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord / Réginald Hamel, John Hare, Paul Wyczynski. – p. 639-645 ;
  • Hommage à Lionel Groulx / sous la direction de Maurice Filion. – p. 213-217 ;
  • Les Lionel Groulx : la pseudonymie comme stratégie littéraire et jeu institutionnel (1900-1966) / mémoire de maîtrise par Marie-Pier Luneau ;
  • L’oeuvre du chanoine Lionel Groulx : témoignages, bio-bibliographie ;
  • Dossiers administratifs du CRLG.

Notes

[1] Pseudonymes : L. Adolphe, Aymérillot, Aymérillot II, Jacques Brassier, Lionel Cartier, David Lafronde, Isidore Legrobeur, Léo, Alonié de Lestres, Lionel, Marc-André, André Marois, Lionel Montal, Jean Tavernier, G. Tillemont, Jean Tillemont, Nicolas Tillemont, Un cercle de jeunes collégiens, Un jeune, Un qui ne démissionne pas, Un renard qui tient à sa queue, Guillaume Untel, XXX

« Maître chez soi ! Grand mot qu’on ose enfin prononcer. Encore faut-il bien se rendre compte de ce qu’il sous-entend. [...] Ce serait, si je ne me trompe, être maître de sa politique, j’entends de son gouvernement, de son parlement, de sa législation, de ses relations avec l’étranger, ne pas subir, en ce domaine, de tutelle indue ; cela veut dire encore, être maître, dans la mesure du possible, à l’heure contemporaine, de sa vie économique et sociale, exploiter pour soi et non pour les autres, ses ressources naturelles, toutes ses ressources naturelles, posséder les moyens de financer son administration, ses institutions d’enseignement, de bien-être social ; ces moyens, ne pas être obligé d’aller les mendier chez qui que ce soit. Cela veut dire aussi, pour une nation trop longtemps colonisée, un ressourcement aux fontaines vives de sa culture... »
Lionel Groulx, 7 juin 1964.
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